Bourlanges (MoDem): « on va trop vite » dans les réformes
Le député MoDem Jean-Louis Bourlanges a mis en cause lundi le rythme "trop" rapide des réformes et une "forme de naïveté" au...

Bourlanges (MoDem): « on va trop vite » dans les réformes

Le député MoDem Jean-Louis Bourlanges a mis en cause lundi le rythme "trop" rapide des réformes et une "forme de naïveté" au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député MoDem Jean-Louis Bourlanges a mis en cause lundi le rythme "trop" rapide des réformes et une "forme de naïveté" au départ pour expliquer les difficultés de l'exécutif et de la majorité présidentielle en cette rentrée.

"Je ne crois pas que le pouvoir a perdu la main, mais tout le monde a atterri", a estimé l'ancien député européen sur France Inter. Après une "vague d’optimisme" en 2017 avec "une forme de naïveté", "aujourd’hui comme on dit dans Game of Throne +winter is coming!+", et la majorité se rend compte que "rien n’est facile", a-t-il souligné.

Interrogé sur le rythme des réformes, M. Bourlanges a estimé qu'"on va trop vite", même si "ça va dans la bonne direction".

"Ça s’est senti fortement au parlement, où on a été gagné par le suremploi, par l’overdose, par le stress", a-t-il expliqué, donnant l'exemple de la réforme constitutionnelle dont il "ne sent pas l'inspiration".

"Il y a des choses qui ont été trop rapides" mais "je ne dirai pas ça des réformes en cours", a-t-il néanmoins nuancé en saluant le plan pauvreté, où "il y a une vision stratégique intéressante", et le plan santé.

Tout en faisant l'éloge de la "hauteur de vue" d'Emmanuel Macron et de sa capacité à "aller au contact", M. Bourlanges a déploré aussi dans le style du "très jeune président" une "certaine désinvolture" qu'a illustré selon lui l'échange controversé avec un chômeur horticulteur et qu'il met sur le compte d'un "côté très juvénile".

En clôture de l'université de rentrée du mouvement, à Guidel (Morbihan), le président du MoDem François Bayrou a quant à lui rappelé dimanche que "la majorité a besoin de voix libres, pas de corset".

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Bourlanges (MoDem): « on va trop vite » dans les réformes
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le