Bourlanges (MoDem): « on va trop vite » dans les réformes
Le député MoDem Jean-Louis Bourlanges a mis en cause lundi le rythme "trop" rapide des réformes et une "forme de naïveté" au...

Bourlanges (MoDem): « on va trop vite » dans les réformes

Le député MoDem Jean-Louis Bourlanges a mis en cause lundi le rythme "trop" rapide des réformes et une "forme de naïveté" au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député MoDem Jean-Louis Bourlanges a mis en cause lundi le rythme "trop" rapide des réformes et une "forme de naïveté" au départ pour expliquer les difficultés de l'exécutif et de la majorité présidentielle en cette rentrée.

"Je ne crois pas que le pouvoir a perdu la main, mais tout le monde a atterri", a estimé l'ancien député européen sur France Inter. Après une "vague d’optimisme" en 2017 avec "une forme de naïveté", "aujourd’hui comme on dit dans Game of Throne +winter is coming!+", et la majorité se rend compte que "rien n’est facile", a-t-il souligné.

Interrogé sur le rythme des réformes, M. Bourlanges a estimé qu'"on va trop vite", même si "ça va dans la bonne direction".

"Ça s’est senti fortement au parlement, où on a été gagné par le suremploi, par l’overdose, par le stress", a-t-il expliqué, donnant l'exemple de la réforme constitutionnelle dont il "ne sent pas l'inspiration".

"Il y a des choses qui ont été trop rapides" mais "je ne dirai pas ça des réformes en cours", a-t-il néanmoins nuancé en saluant le plan pauvreté, où "il y a une vision stratégique intéressante", et le plan santé.

Tout en faisant l'éloge de la "hauteur de vue" d'Emmanuel Macron et de sa capacité à "aller au contact", M. Bourlanges a déploré aussi dans le style du "très jeune président" une "certaine désinvolture" qu'a illustré selon lui l'échange controversé avec un chômeur horticulteur et qu'il met sur le compte d'un "côté très juvénile".

En clôture de l'université de rentrée du mouvement, à Guidel (Morbihan), le président du MoDem François Bayrou a quant à lui rappelé dimanche que "la majorité a besoin de voix libres, pas de corset".

Partager cet article

Dans la même thématique

EU Summit, Europa-Gebäude, Br%FCssel, Belgium – 15 Oct 2026
7min

Politique

Union européenne : comment est abondé le budget et que finance-t-il ?

Les dirigeants européens ont entamé jeudi à Bruxelles les négociations autour du prochain budget de l’UE sur la période 2028-2034. La Commission aimerait trouver un accord d’ici la fin de l’année, avant la tenue des élections dans plusieurs États membres, dont la France. La favorite des sondages, Marine Le Pen, plaide pour une baisse de la contribution française au budget de l’Union. Comment fonctionne le budget de l’Union européenne ? Explications.

Le

Bourlanges (MoDem): « on va trop vite » dans les réformes
5min

Politique

Désindexation des retraites au-delà de 1260 euros : « Il faut que tout le monde contribue », insiste le ministre Jean-Pierre Farandou

Comme ses collègues de Bercy, le ministre du Travail et des Solidarités a défendu la proposition initiale du budget de la Sécurité sociale de n’indexer sur l’inflation que les petites pensions allant jusqu’à 1260 euros. Il s’agit d’une dérogation à la règle habituelle. Il suggère à l’avenir d’aborder cette question de l’évolution annuelle des retraites, sur le modèle des complémentaires de l’Agirc-Arrco.

Le

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le