Brexit : 10 milliards en moins dans le budget de la PAC, selon un rapport du Sénat
Le choix des Britanniques de sortir de l'UE constitue selon un rapport d’information du Sénat « un véritable défi pour le bouclage budgétaire de l'Union avant même la fin de la période 2014-2020 ».

Brexit : 10 milliards en moins dans le budget de la PAC, selon un rapport du Sénat

Le choix des Britanniques de sortir de l'UE constitue selon un rapport d’information du Sénat « un véritable défi pour le bouclage budgétaire de l'Union avant même la fin de la période 2014-2020 ».
Public Sénat

Par Sandra Cerqueira

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Pour le sénateur PS de l’Hérault, Henri Cabanel, membre de la commission des affaires économiques, « Il est essentiel, au niveau européen, de se poser la question de ce que doit devenir notre agriculture, en ce qui concerne notre indépendance alimentaire mais aussi la préservation de nos territoires ».

Henri Cabanel: "Il est essentiel, au niveau européen, de se poser la question de ce que doit devenir notre agriculture"
00:50

La PAC sera d’autant plus en danger budgétaire que le Royaume-Uni va sortir de l’UE. Le Brexit fait peser une grave menace sur le budget agricole européen.  Selon un rapport d’information du Sénat intitulé, « traverser le cap dangereux de 2020 », le choix des Britanniques de sortir de l'UE constitue « un véritable défi pour le bouclage budgétaire de l'Union avant même la fin de la période 2014-2020 ».

 Bien qu'ayant négocié un rabais de sa contribution au budget européen, le Royaume-Uni, en quittant l'Union, va de fait en réduire fortement les recettes. Le budget annuel de l'UE est de 155 milliards d'euros par an et le Brexit va avoir un impact très significatif  sur les moyens financiers communautaires. « Ça représente une baisse de 10 milliards d’euros » calcule Jean Bizet, président LR de la commission des affaires européennes du Sénat. La Grande-Bretagne est, au même titre que la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède un gros contributeur en raison de sa prospérité.

Pour Jean Bizet, la réforme de la PAC en 2020 est « la réforme de la dernière chance ». Les moyens financiers doivent suivre au moment où  d'autres États, comme la Chine, le Brésil et les États-Unis dépensent beaucoup d'argent pour leur agriculture.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le