Brexit : Theresa May résiste, en pleine crise gouvernementale
Les invités d’ « On va plus loin » analysent la résistance de Theresa May, Première ministre britannique, face à une forte crise gouvernementale, à neuf mois de la sortie officielle de l’UE, du Royaume-Uni.

Brexit : Theresa May résiste, en pleine crise gouvernementale

Les invités d’ « On va plus loin » analysent la résistance de Theresa May, Première ministre britannique, face à une forte crise gouvernementale, à neuf mois de la sortie officielle de l’UE, du Royaume-Uni.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Crise gouvernementale pour Theresa May, la Première ministre britannique. Deux de ces ministres, David Davis et surtout Boris Johnson, ont démissionné du gouvernement en moins de 48 heures. Pourtant la Première ministre semble résister à tout. C’est l’avis d’Alex Taylor, journaliste européen : « Cela fait deux ans à peu près qu’on annonce la fin pour elle.  Autant hier, je pensais que c’était un coup dur, [autant] aujourd’hui je me rends compte qu’elle a quand même gagné une partie (…) Elle a écarté de son cabinet deux des personnes les plus « Brexit dur ». Il y a maintenant un cabinet qui est beaucoup plus consensuel autour de son idée du Brexit, qu’elle veut mettre en place. Semaines après semaines, on dit « c’est la fin de Theresa May », pourtant elle est toujours là. »

 

Ce qui n’empêche pas Fabienne Keller, sénatrice (LR) du Bas-Rhin, de considérer que la position de Theresa May reste très inconfortable : « Va-t-elle sortir par le haut ? (…), est-ce que cet accord, qu’ils ont construit - puisqu’elle a fait un séminaire gouvernemental vendredi, avec un accord plus soft - [elle va] réussir à l’imposer à l’Union européenne ? Ce n’est pas sûr. Parce que l’Union européenne, elle, doit préserver sa cohésion. »

Elvire Fabry, chercheure senior à l’Institut Jacques Delors, n’est pas très optimiste quant aux futures négociations entre l’UE et les Britanniques : « Il faut partir du principe que, quelle que soit, in fine, la solution qui sera mise sur la table, et qui sera mise en négociation avec les Européens, il n’y aura que des mécontents de part et d’autre. »

 Pour Fabienne Keller, le but de Theresa May est d’ « essa(yer) de construire un équilibre, un compromis, où elle sauvegarde les intérêts industriels du Royaume-Uni mais aussi les intérêts financiers ». Mais la sénatrice (LR) rappelle surtout que la Première ministre est consciente que le Brexit peut ouvrir la boite de Pandore : « La République d’Irlande reste membre de l’Union a 27, et l’Irlande du Nord (…) sera hors de l’Union européenne (…) Il faut se souvenir que la paix entre les Irlandais, c’est la dernière paix en Europe (…) Elle a 20 ans (…) On est en train de raviver une tension. Et si c’est le Royaume-Uni qui est fragilisé par la manière de gérer le Brexit, ce sera une catastrophe. »

 

Vous pouvez voir et revoir ce débat, en intégralité :

OVPL : Brexit : Theresa May résiste, en pleine crise gouvernementale
25:00

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le