Brexit: « We want our money back », dit Le Maire aux Britanniques
Le Royaume-Uni doit trouver un accord financier avec l'Europe avant de négocier les autres aspects du Brexit car "nous voulons ...

Brexit: « We want our money back », dit Le Maire aux Britanniques

Le Royaume-Uni doit trouver un accord financier avec l'Europe avant de négocier les autres aspects du Brexit car "nous voulons ...
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Le Royaume-Uni doit trouver un accord financier avec l'Europe avant de négocier les autres aspects du Brexit car "nous voulons (récupérer) notre argent", a déclaré mardi le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire.

"Vous avez lancé un certain nombre de politiques, vous avez promis de payer, maintenant il faut payer", a lancé M. Le Maire sur CNews.

Reprenant à son compte la célèbre formule de l'ancienne Première ministre britannique Margaret Thatcher, qui "ne cessait de répéter +I want my money back+", le ministre français a affirmé que "nous, Européens, disons aux Britanniques: +We want our money back+. Nous voulons notre argent".

"C'est comme si vous alliez au restaurant, vous commandez le plat, vous consommez, puis vous partez au milieu du plat en disant: +Finalement je ne paie pas la note+. Ce n'est pas possible", a-t-il jugé.

L'hôte de Bercy a apporté son soutien au négociateur en chef de l'Union européenne, le Français Michel Barnier, dont il appuie "totalement la démarche (...) qui consiste à dire (que) tant qu'on n'a pas réglé ce problème (...) on ne peut pas avancer sur les autres sujets".

"Trouvons d'abord un accord, peut-être pas à l'euro près, sur ce règlement financier et ensuite on pourra ouvrir les prochaines étapes", a insisté M. Le Maire.

La facture du divorce - le reste à charge pour les projets sur lesquelles Londres s'est engagé - fait débat. A Bruxelles on l'estime à au moins 60 milliards d'euros tandis que la presse britannique a évoqué un montant de 45 milliards d'euros que Londres serait prêt à payer, chiffre démenti par le gouvernement britannique.

Le ministre de l'Economie a par ailleurs estimé que les banques françaises "ne jouent pas assez" le jeu, malgré leur promesse de relocaliser "environ 1.000 emplois" de Londres vers Paris, à l'occasion du Brexit.

"Je les invite avec fermeté à rapatrier le maximum d'emplois en France", a-t-il ajouté.

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