Brice Hortefeux favorable à Laurent Wauquiez à la tête de la reconstruction du parti LR
Brice Hortefeux, 2e vice-président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes et député européen, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Attaché au parti des Républicains, qu’il estime nécessaire de reconstruire, il ne comprend pas la décision de certains de ses membres de participer au gouvernement Philippe. Pour autant, il ne souhaite pas que la droite se place dans une opposition stérile.

Brice Hortefeux favorable à Laurent Wauquiez à la tête de la reconstruction du parti LR

Brice Hortefeux, 2e vice-président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes et député européen, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Attaché au parti des Républicains, qu’il estime nécessaire de reconstruire, il ne comprend pas la décision de certains de ses membres de participer au gouvernement Philippe. Pour autant, il ne souhaite pas que la droite se place dans une opposition stérile.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Affaibli par le départ de trois de ses membres au gouvernement Philippe et du ralliement d’autres à La République en marche d’Emmanuel Macron, le parti des Républicains est divisé. « Il faut que nous reconstruisions un grand mouvement de droite, populaire et social », propose Brice Hortefeux. Une reconstruction à la tête de laquelle il verrait bien Laurent Wauquiez : « Je pense qu’(il) a la capacité, l’entraînement, la volonté pour s’investir dans cette construction. »

« C'est une erreur de proposer la suppression de la réserve parlementaire »

Le nouveau garde des Sceaux François Bayrou reçoit aujourd’hui Transparency international et Anticor, deux ONG qui œuvrent pour la moralisation de la vie publique. Un projet de loi sera déposé sur la table du Conseil des ministres avant les législatives. Parmi les mesures proposées : la suppression de la réserve parlementaire. Brice Hortefeux y est totalement opposé : « C’est une erreur de proposer cette suppression. » 

Hortefeux sur la suppression de la réserve parlementaire : "C'est une erreur"
00:39

« On sait que c’est compliqué »

Pour l’instant, l’objectif reste les législatives, qui se tiennent les 11 et 18 juin prochains. Une échéance que le député européen confie aborder avec une certaine lucidité : « On n’est pas dans le déni. Bien sûr qu’on sait que c’est compliqué. » Les candidats LR auront en effet fort à faire avec les candidats de La République en marche, présents dans une majorité de circonscriptions face à eux. « Accepter l’idée de la défaite c’est déjà être vaincu. » Brice Hortefeux reprend les mots du maréchal Foch, signifiant ainsi que Les Républicains sont prêts pour la bataille.

Hortefeux à propos des législatives : : « On n’est pas dans le déni. Bien sûr qu’on sait que c’est compliqué. »
00:24

Hortefeux choisit NKM

Mais parfois, les querelles sont intestines. En témoignent les trois candidatures LR  dans la 2e circonscription de Paris : Nathalie Kosciusko-Morizet, Henri Guaino et Jean-Pierre Lecoq.  L’ancien ministre de l’Intérieur a toutefois fait son choix : « Je choisis la candidate qui a été choisie par ma famille politique ». « Je ne suis pas pour ajouter du désordre à la confusion et de temps en temps il vaut mieux être solidaire et responsable », justifie-t-il. Une allusion à la volonté de NKM de « saisir la main tendue » par Emmanuel Macron.

Hortefeux soutient NKM aux législatives : « Je choisis la candidate qui a été choisie par ma famille politique »
00:32

« On n’est pas dans l’obstruction »

Sur le principe, Brice Hortefeux ne semble d’ailleurs pas tout à fait opposé à cette idée : « On n’est pas dans l’obstruction ni dans la destruction, on est dans la construction. Si ce gouvernement hétéroclite prend des mesures qui vont dans le bon sens, naturellement on les approuvera », assure-t-il. Il admet toutefois qu’il y « a des points de total désaccord » et ajoute que « c’est d’ailleurs pourquoi (il) ne comprend pas pourquoi certains membres de (sa) famille politique ont accepté de participer au gouvernement ».

Hortefeux : "Si ce gouvernement hétéroclite prend des mesures qui vont dans le bon sens, naturellement on les approuvera"
00:20

Parmi ces différences, l’augmentation de la CSG. Le vice-président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes rappelle ainsi que lors de la primaire à droite, Bruno le Maire prévoyait au contraire une baisse de la contribution sociale généralisée. Tout comme l’ISF, dont il voulait la suppression mais qu’Emmanuel Macron compte maintenir sur le patrimoine. 35h, âge du départ à la retraite … Les points de divergence entre LR et « marcheurs » sont nombreux, ce qui fait dire à Brice Hortefeux qu’il y aura un « vrai choix entre les LR et le mouvement qui aspire à être parti unique, En Marche » aux législatives.

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe Brun
5min

Politique

Primaire PS : la justice rejette la demande de réintégration de Philippe Brun, qui dénonce « un coup monté » après des révélations du Canard Enchaîné

La justice a rejeté la demande du député de l’Eure d’être réintégré à la primaire PS/Place Publique. Mais face à de nouvelles révélations du Canard Enchaîné, Philippe Brun annonce faire appel de la décision et demande toujours à être réintégré à la primaire. « On a menti au bureau national du PS, en lui faisant croire qu’une plaignante s’était manifestée la veille du dépôt des candidatures, et a la justice », dénonce le député PS.

Le

10min

Politique

« Les sénateurs sont vraiment des alliés » : les maires comptent sur les sénatoriales, mais de plus en plus sont « désabusés »

Dernière ligne droite avant les élections sénatoriales dimanche 27 septembre. Chez les maires, qui représentent 95 % des grands électeurs, il y a « beaucoup d’attentes vis-à-vis de l’institution sénatoriale ». Mais de nombreux élus sont aussi « résignés, blasés, désabusés », face à « des annonces pas forcément tenues » par le gouvernement, à commencer par le plan canicule pour les écoles. Paroles de maires.

Le

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le