Bridgestone : « Cette entreprise n’a pas demandé d’aides », se scandalise Amélie de Montchalin
Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, était interrogée dans Audition publique, sur les contreparties qui pourraient peser sur les entreprises bénéficiant de fonds de l’Etat. Elle s'est notamment exprimée sur la situation de Bridgestone, dont la direction maintient son projet de cessation d'activité à Béthune.

Bridgestone : « Cette entreprise n’a pas demandé d’aides », se scandalise Amélie de Montchalin

Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, était interrogée dans Audition publique, sur les contreparties qui pourraient peser sur les entreprises bénéficiant de fonds de l’Etat. Elle s'est notamment exprimée sur la situation de Bridgestone, dont la direction maintient son projet de cessation d'activité à Béthune.
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Une cessation totale d’activité de son site de Béthune (Pas-de-Calais) : c’est « la seule option » qu’envisage la direction du fabricant de pneumatiques Bridgestone, alors qu’était organisée ce 21 septembre une réunion avec les ministres Agnès Pannier-Runacher (Industrie) et Élisabeth Borne (Travail), les élus locaux et les syndicats, pour tenter de dessiner un autre scénario. Invitée de l’émission Audition publique sur les chaînes parlementaires, en partenariat avec Le Figaro Live, Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, s’est indignée des propos de l’équipementier. « C’est inacceptable. Ce sont des gens qui n’ont pas envie de se battre », a-t-elle réagi. « Ce qui est scandaleux, c’est que c’est une entreprise qui n’a pas cherché de repreneur, n’a pas cherché de plan B, n’a pas demandé d’aide, et qui, du jour au lendemain, dit : c’est fini ! » En 2018, l'entreprise avait bénéficié de 1,8 million d'euros au tire du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi).

La ministre a indiqué qu’une partie du plan de relance pourrait être affectée à une sauvegarde de ce site, grâce à l’enveloppe de 35 milliards dédiée à l’industrie française. « On a plein d’outils pour faciliter l’investissement, la modernisation de l’appareil productif et la sauvegarde des emplois », a-t-elle insisté, espérant un effet sur l’emploi. « Evidemment, si on soutient un site, une entreprise, le but c’est que les emplois soient durables. On ne soutient pas des choses pour que ce soit un feu de paille. »

« On demande à tous les employeurs de notre pays d’avoir envie de se battre avec nous »

Interrogée sur les contreparties à mettre en œuvre au niveau de l’entreprise, en échange d’un soutien financier, Amélie de Montchalin a tempéré les choses. « Aujourd’hui, de dire à des entreprises en difficulté, à qui on donne les moyens de se relever : avant même que vous ayez commencé à agir, voilà tout ce que l’on vous demande de faire, voilà le menu. Je ne suis pas sûre que ça restaura la confiance. »

De la volonté chez les industriels : voici ce qu’elle réclame en premier lieu. « Dans ce plan de relance, il y a peut-être une contrepartie, on demande à tous les employeurs de notre pays d’avoir envie de se battre avec nous. » Visant un horizon plus long, Amélie de Montchalin a également indiqué que le développement de l’intéressement et de la participation des salariés aux bénéfices serait un autre volet d’engagements à développer. « Il faut que toutes les entreprises qui sont soutenues, chez qui on investit, soient des entreprises qui, dès qu’elles vont mieux, partagent la valeur de manière approfondie avec les salariés. »

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