Elle sort "tous les jours" de l’Élysée, parfois cachée sous un bonnet et des lunettes, et "ne se sent pas Première dame" : Brigitte Macron s'est pour la première fois confiée sur sa nouvelle vie d'épouse de président, dans une interview à Elle.
Dans cet entretien fleuve, Brigitte Macron s'exprime pour la première fois depuis l'élection de son mari le 7 mai, dévoilant une facette intime de ses premiers pas à l’Élysée. Jusqu'ici n'étaient parus sur elle que quelques reportages photos autorisés.
Mais elle ne dévoile aucun détail sur les actions qu'elle envisage, évoquant seulement un combat "contre les exclusions, notamment ce qui touche au handicap, à l’éducation et à la maladie".
Elle en profite cependant pour confirmer qu'elle ne sera pas rémunérée et que son rôle sera bientôt défini par une "charte de transparence" précisant ses missions et ses moyens -- une première dans la Ve République. Elle compte d'ailleurs publier son agenda sur le site de l’Élysée.
Emmanuel Macron (G) et sa femme Brigitte à l'Élysée le 6 juillet 2017
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"C’est très clair dans mon esprit, les Français ont élu Emmanuel, ils ne m’ont pas élue moi, même s’ils savaient que nous formions un couple", tranche-t-elle dans cet entretien au magazine, qui paraît vendredi.
Son entourage a précisé à l'AFP que la charte confirmerait sa situation actuelle, à savoir la mise à disposition de trois collaborateurs. En revanche il n'est plus question du "statut officiel" promis par son époux pendant la campagne, alors qu'une pétition d'opposants a réuni plus de 300.000 signatures.
L'ex-prof de français détaille les rencontres qui l'ont marquée depuis mai, allant des familles des victimes de l'attentat de Nice à Melania Trump, "touchante".
Celle qui déteste l'expression de "Première dame" et ne se sent "ni première, ni dernière, ni dame", veut rester "ancrée dans la réalité". Et aime s'évader de l'Élysée incognito.
Emmanuel Macron (G) et sa femme Brigitte au Touquet le 17 juin 2017
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"Il n’est pas né celui qui m’enfermera !" (...) Je sors tous les jours du palais. Je me promène sans soucis et je prends plaisir à dialoguer avec les personnes que je rencontre. Avec un bonnet, des écouteurs et des lunettes, on peut aller au bout du monde ! J’ai pris le métro jusqu’à très récemment... Si on ne voit pas mes cheveux, je suis tranquille, si on les voit, c’est fichu !", lance-t-elle.
Face à celui qui, à 16 ans, fut son élève dans un atelier de théâtre à Amiens, elle a gardé sa liberté de parole. "Je lui donne mon avis et il en fait ce qu’il veut. Ce que je souhaite plus que tout, c’est ne jamais lui porter préjudice", explique-t-elle.
- "Moi avec mes rides, lui avec sa fraîcheur" -
Elle livre aussi quelques commentaires intimes sur son histoire d'amour atypique, marquée par 24 ans d'écart.
"Je sais que j’ai fait du mal à mes enfants, et c’est la chose que je me reproche le plus", dit-elle à propos de son divorce d'avec son premier mari. "Mais je ne pouvais pas ne pas le faire. Il y a des moments dans votre vie où vous faites des choix vitaux. (...) Donc, les vingt ans d’écart, ce qui a pu être dit, c’est tellement rien. Bien sûr, on petit-déjeune, moi avec mes rides, lui avec sa fraîcheur, mais c'est comme ça. Si je n’avais pas fait ce choix, je serais passée à côté de ma vie", assure-t-elle.
Brigitte Macron arrive à l'Élysée le 14 mai 2017, jour de l'investiture de son mari
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Les calomnies suscitées par la différence d’âge l'affectent, mais elle se blinde, et peut en plaisanter. "J’ai fini par me dire : Bon, tu les vis mal, mais tu te tais. Après, ça passe", confie-t-elle. "Le seul défaut d’Emmanuel c'est d’être plus jeune ! C'est une plaisanterie entre nous, on ne se vit pas un instant dans la différence d'âge".
Brigitte Macron avoue une relation presque fusionnelle. "On n’aime pas trop" passer une nuit séparés, reconnaît-elle. "Ça me rassure qu’Emmanuel soit à mes côtés. Lui, je n’ose pas répondre à sa place, mais j’ai l’impression que c’est la même chose".
"Quand je lis des choses sur notre couple, j'ai toujours l'impression de lire l'histoire de quelqu'un d’autre. Pourtant, c'est une histoire simple", conclut-elle.
Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.
Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.
Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.
En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.