Briois (FN) fustige le « mépris de classe » de Macron
Le maire frontiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Steeve Briois a vilipendé samedi le "mépris de classe" qu'aurait affiché...

Briois (FN) fustige le « mépris de classe » de Macron

Le maire frontiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Steeve Briois a vilipendé samedi le "mépris de classe" qu'aurait affiché...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le maire frontiste de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Steeve Briois a vilipendé samedi le "mépris de classe" qu'aurait affiché selon lui Emmanuel Macron en parlant du tabagisme et de l'alcoolisme des habitants du bassin minier.

"Dans le cadre de sa visite du Pas-de-Calais ce vendredi, Emmanuel Macron a une fois encore prouvé son mépris de classe, de manière particulièrement odieuse", a déclaré Steeve Briois dans un communiqué.

"Dans le sillon de sa déclaration selon laquelle +Le meilleur moyen de se payer un costard, c'est de travailler+, l'ancien banquier de chez Rothschild a déclaré hier que +l'alcoolisme et le tabagisme se sont installés dans le bassin minier. Tout comme l'échec scolaire+", a ajouté le vice-président du Front national.

La veille, Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, en visite dans le bassin minier du Pas-de-Calais, avait estimé que son programme était un "rempart" face au Front national.

"Ici une série de difficultés qui se sont accumulées, la difficulté économique, l'effrondrement de la mine (...). Sur cet effondrement il y a eu des problèmes sanitaires et sociaux", avait fait valoir l'ancien ministre de l'Economie.

"Dans ce bassin minier, les soins se sont moins bien faits, il y a beaucoup de tabagisme et d'alcolisme, l'espérance de vie s'est réduite, elle est de plusieurs années inférieure à la moyenne nationale", avait-il enchaîné.

Dans ces territoires en difficulté, "il y a beaucoup d'impatience et de colère, j'entends cette colère", avait également dit le candidat d'En Marche!.

"Emmanuel Macron humilie encore une fois les classes populaires et les habitants de notre région, en relayant des clichés", a poursuivi Steeve Briois samedi.

Le député européen "demande à Emmanuel Macron de s'excuser des propos tenus. Les habitants du bassin minier subissent déjà les conséquences de sa politique, il n'est pas nécessaire de rajouter le mépris à l'oubli".

Vendredi, Steeve Briois l'avait déjà accusé de venir dans le Pas-de-Calais "comme certains vont au safari, avec pour seul but de revenir avec de belles photos".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Conseil des Ministres Elysee
3min

Politique

Sondage : la présidentielle a déjà commencé pour une majorité de Français, qui approuvent l’organisation de primaires pour désigner les candidats

70% des Français estiment que la campagne en vue de la présidentielle 2027 est déjà lancée, d’après le baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat. Une large majorité, tous bords politiques confondus, juge aussi positivement l’organisation de primaires pour départager les concurrents d’un même camp, tandis que leur choix se fera en « priorité » sur la base du programme et de la personnalité des candidats.

Le

FRA – RN – LEGISLATIVES – CONF DE PRESSE BARDELLA
4min

Politique

Popularité : Jordan Bardella en baisse, mais toujours en tête, Bally Bagayoko fait jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon, selon notre sondage Odoxa

La patron du Rassemblement national perd trois points dans le dernier baromètre d’Odoxa pour Public Sénat, mais domine toujours le classement de popularité des personnalités politiques devant Marine le Pen. Un palmarès au sein duquel le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko fait une entrée remarquée, à égalité avec Jean-Luc Mélenchon. De leur côté, Gabriel Attal et Bruno Retailleau enregistrent la meilleure percée du mois d’avril et se rapprochent d’Édouard Philippe.

Le

Prix du carburant jusqu a 2,74 euros sur l autoroute entre Nice et Cannes
8min

Politique

Carburants : la France se dirige-t-elle vers une « ère de pénurie énergétique » ?

Ce week-end, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a estimé que la France allait entrer « dans une ère de pénurie énergétique » si le blocage du détroit d’Ormuz se prolongeait encore deux mois. Un diagnostic que le chef de l’Etat a fermement contesté. Pour les experts, le risque de pénurie n’est pourtant pas à écarter et pourrait surtout se traduire par une hausse des prix.

Le