Bruno Le Maire, qui a rejoint « En Marche », appelle la droite à « servir le pays »
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé avoir rejoint La République En Marche (LREM) et appelé les "chefs de la droite...

Bruno Le Maire, qui a rejoint « En Marche », appelle la droite à « servir le pays »

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé avoir rejoint La République En Marche (LREM) et appelé les "chefs de la droite...
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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé avoir rejoint La République En Marche (LREM) et appelé les "chefs de la droite" à aider le gouvernement à "servir la France", au lieu de penser à leur parti.

"Je suis adhérent à En Marche", a répondu M. Le Maire au au Journal du Dimanche (JDD) qui l'interrogeait sur ce "troisième choix" après sa rupture avec la campagne du candidat LR François Fillon le 1er mars et son ralliement à Emmanuel Macron entre les deux tours de la présidentielle.

Bruno Le Maire s'était ensuite vu retirer son investiture par Les Républicains pour les législatives, auxquelles il s'est présenté sous l'étiquette LREM.

"Les chefs de la droite n'ont pas conscience du moment historique où nous sommes (...) A tous ceux qui ont une responsabilité à droite, je dis simplement: en nous aidant, vous servirez la France. Pensez à votre pays avant de penser à votre parti. Ne faites pas le jeu des extrêmes", a martelé M. Le Maire.

"Mettez-vous à la hauteur des Français !", a-t-il encore lancé.

Le président (LR) de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Eric Woerth, a vivement réagi à ces propos : "C'est un peu violent quand même, +Mettez-vous à la hauteur des Français+", a-t-il déclaré dimanche sur BFMTV.

"Je pense qu'on l'est au moins autant que Bruno Le Maire, peut-être même un peu plus: on a un peu plus de colonne vertébrale, on sait où on habite, on ne va pas vers un mirage ou vers une mode", a-t-il rétorqué.

"M. Macron, il a joué la séduction à fond, pourquoi pas ? Il a une volonté de réforme, je ne le nie pas (...) mais enfin la droite, elle existe encore, il y a des valeurs qui n'ont pas changé".

Quant à M. Le Maire, il suit une "trajectoire personnelle" en changeant de parti, mais "l'ambition pour le pays, personne n'en a le monopole", a estimé Eric Woerth.

Pour autant, le ministre de l'Economie se considère toujours comme un homme de droite. "Ma culture est de droite, mais je suis aux côtés d'Emmanuel Macron parce qu'avec lui nous allons moderniser notre économie, accélérer l'intégration européenne, innover, investir", a dit M. Le Maire.

Interrogé en marge des élections sénatoriales où il est candidat, en position non éligible, sur la liste LREM du Nord, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a glissé dimanche que "Bruno Le Maire fait ce qu'il souhaite, je crois qu'il a été élu même député sous l'étiquette de la République en marche, donc il est extrêmement cohérent".

"Personnellement, je suis toujours adhérent LR et je souhaite que ça marche" pour l'exécutif, "je suis très heureux, très fier de la politique que nous menons et de le faire peut-être en bousculant les clivages partisans", a-t-il ajouté devant quelques médias.

Réagissant également lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3 à la démarche de Bruno Le Maire, la présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a estimé qu'il n'y avait "pas d'espace entre Macron et la droite".

"On est l’un ou l’autre. Bruno Le Maire est En Marche, Gérald Darmanin va probablement le rejoindre. Moi, je reste fidèle à la droite. Je ne vais pas renier mes engagements", a-t-elle ajouté en se définissant "de la droite Chirac-Merkel".

boc-ref-ic-frd/nm

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