Bruno Le Roux prône une « laïcité d’intelligence »
Le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a défendu mercredi soir une "laïcité d'intelligence", en jugeant "difficile de...

Bruno Le Roux prône une « laïcité d’intelligence »

Le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a défendu mercredi soir une "laïcité d'intelligence", en jugeant "difficile de...
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Le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a défendu mercredi soir une "laïcité d'intelligence", en jugeant "difficile de comprendre la motivation des nouveaux comportements" confessionnels "si l'on ne se frotte pas à l'étude du fait religieux".

Le locataire de l'Hôtel de Beauvau, chargé des cultes, s'exprimait lors de la clôture de la troisième session nationale de l'Institut des hautes études du monde religieux (IHEMR), dont les auditeurs viennent de l'entreprise, du secteur associatif, du monde politique, des médias, etc.

"La formation dispensée dans le cadre de cette session nationale contribue concrètement, je le pense, à l'émergence dans notre pays d'une laïcité d'intelligence, pour reprendre l'expression de Régis Debray", a estimé Bruno Le Roux.

Pour le ministre de l'Intérieur, "notre société a évolué: sécularisation accélérée d'un côté, qui a conduit nombre de nos concitoyens à perdre le lien culturel qui les unissait au religieux, émergence de l'autre de nouvelles identités religieuses dans notre pays".

"Face à ces défis, le déni et l'abstention ne sont pas des solutions. Il est difficile de comprendre la motivation des nouveaux comportements religieux et le rapport parfois très sensible que les Français entretiennent avec eux si l'on ne se frotte pas à l'étude du fait religieux", a-t-il poursuivi.

Pour Bruno Le Roux, les réunions des "instances de dialogue" noué par l'Etat avec les cultes - notamment avec l'islam à partir de 2015, sur le modèle, amplifié, de ce qui existe avec l'Eglise catholique depuis 2002 - entrent "totalement dans le cadre de la laïcité d'intelligence".

"Les chantiers d'ampleur ne concernent pas que l'islam", a encore souligné le ministre, citant "l'accueil des réfugiés, pour lequel des organisations confessionnelles, notamment catholiques et protestantes, se sont notablement investies".

"Elles se sont totalement investies dans cette tradition du christianisme social, défenseur des plus pauvres et des plus faibles et ont répondu - et je souhaite que nous les soutenions - aux exhortations du pape François appelant l'Eglise et les chrétiens à se rapprocher des périphéries existentielles", a salué Bruno Le Roux.

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