« Bruno Retailleau, c’est le Lucky Luke de la proposition de loi », raille Patrick Kanner
Le président du groupe socialiste au Sénat s’est moqué de son homologue du groupe Les Républicains, qui prépare une nouvelle proposition de loi, cette fois pour permettre la réquisition des grévistes dans le secteur des transports.

« Bruno Retailleau, c’est le Lucky Luke de la proposition de loi », raille Patrick Kanner

Le président du groupe socialiste au Sénat s’est moqué de son homologue du groupe Les Républicains, qui prépare une nouvelle proposition de loi, cette fois pour permettre la réquisition des grévistes dans le secteur des transports.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Bruno Retailleau est sur tous les fronts. À quelques jours d’un mouvement de grève qui s’annonce très suivi à la SNCF et à la RATP, le président du groupe Les Républicains au Sénat compte déposer une proposition de loi créant le « droit aux transports publics garanti », avec une obligation pour les entreprises d’assurer un tiers du trafic aux heures de pointe, quitte à réquisitionner le personnel gréviste si nécessaire.  Trois semaines avant, il déposait un texte visant à interdire les listes communautaristes aux élections, dans la foulée de l’adoption d’une proposition de loi de son groupe pour interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires.

Une frénésie législative qui n’a pas échappé au président du groupe socialiste Sénat. « Bruno Retailleau, c’est un peu aujourd’hui le Lucky Luke de la proposition de loi », commente dans l’émission Parlement Hebdo Patrick Kanner. Si le sénateur LR de la Vendée dégaine plus vite que son ombre, le socialiste y voit la même logique sur chaque texte. « Elles ont toutes un fil rouge : c’est l’interdiction, l’exclusion, la prohibition. »

S’exprimant sur la dernière proposition de loi en date, Patrick Kanner est convaincu que le dispositif n’est pas conforme à la Constitution. « Le droit de grève est un droit constitutionnel. Si vous faites grève et que ça n’a aucune conséquence sur votre environnement […] ce n’est plus la grève. À ce moment-là, il faut dire tout de suite qu’on supprime le droit de grève dans notre Constitution et notre droit. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le

« Bruno Retailleau, c’est le Lucky Luke de la proposition de loi », raille Patrick Kanner
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le