« Bruno Retailleau, c’est le Lucky Luke de la proposition de loi », raille Patrick Kanner
Le président du groupe socialiste au Sénat s’est moqué de son homologue du groupe Les Républicains, qui prépare une nouvelle proposition de loi, cette fois pour permettre la réquisition des grévistes dans le secteur des transports.

« Bruno Retailleau, c’est le Lucky Luke de la proposition de loi », raille Patrick Kanner

Le président du groupe socialiste au Sénat s’est moqué de son homologue du groupe Les Républicains, qui prépare une nouvelle proposition de loi, cette fois pour permettre la réquisition des grévistes dans le secteur des transports.
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Bruno Retailleau est sur tous les fronts. À quelques jours d’un mouvement de grève qui s’annonce très suivi à la SNCF et à la RATP, le président du groupe Les Républicains au Sénat compte déposer une proposition de loi créant le « droit aux transports publics garanti », avec une obligation pour les entreprises d’assurer un tiers du trafic aux heures de pointe, quitte à réquisitionner le personnel gréviste si nécessaire.  Trois semaines avant, il déposait un texte visant à interdire les listes communautaristes aux élections, dans la foulée de l’adoption d’une proposition de loi de son groupe pour interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires.

Une frénésie législative qui n’a pas échappé au président du groupe socialiste Sénat. « Bruno Retailleau, c’est un peu aujourd’hui le Lucky Luke de la proposition de loi », commente dans l’émission Parlement Hebdo Patrick Kanner. Si le sénateur LR de la Vendée dégaine plus vite que son ombre, le socialiste y voit la même logique sur chaque texte. « Elles ont toutes un fil rouge : c’est l’interdiction, l’exclusion, la prohibition. »

S’exprimant sur la dernière proposition de loi en date, Patrick Kanner est convaincu que le dispositif n’est pas conforme à la Constitution. « Le droit de grève est un droit constitutionnel. Si vous faites grève et que ça n’a aucune conséquence sur votre environnement […] ce n’est plus la grève. À ce moment-là, il faut dire tout de suite qu’on supprime le droit de grève dans notre Constitution et notre droit. »

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