Retraites : Bruno Retailleau dénonce la « mélenchonisation de la gauche au Sénat »
Le président du groupe LR considère que si le Sénat importe « les mauvaises habitudes de l’Assemblée nationale, c’est le parlementarisme qui va en prendre un coup ».

Retraites : Bruno Retailleau dénonce la « mélenchonisation de la gauche au Sénat »

Le président du groupe LR considère que si le Sénat importe « les mauvaises habitudes de l’Assemblée nationale, c’est le parlementarisme qui va en prendre un coup ».
Guillaume Jacquot

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Une journée de tensions comme le Sénat en a rarement vu. Depuis cette séance nocturne sur l’article 7 de la réforme des retraites, le torchon brûle entre droite et gauche dans le palais du Luxembourg. Socialistes, communistes et écologistes qualifient la disparition d’un millier de leurs amendements de « dérive démocratique », quand la droite dénonce l’obstruction à l’œuvre. « Nous assistons à une mélenchonisation de la gauche sénatoriale, et notamment sous l’effet et la pointe du petit groupe écologiste, d’une petite minorité au Sénat », déplore ce 8 mars, Bruno Retailleau sur l’antenne de Public Sénat.

Le président du groupe LR en donne pour preuve le tweet « très préoccupant » de Jean-Luc Mélenchon. Le leader des Insoumis a adressé ses félicitations aux « sénateurs de la NUPES » (bien que la NUPES n’ait aucune réalité théorique au Sénat), pour leur « magnifique bataille pour bloquer l’article 7 cette nuit ».

Bruno Retailleau appelle ses collègues de gauche à revenir « à la raison ». « Parce que si on importe les mauvaises habitudes de l’Assemblée nationale au Sénat, je pense que c’est le parlementarisme qui va en prendre un coup », s’inquiète-t-il. « On a assisté avec beaucoup de patience pendant cinq jours et cinq nuits à des amendements répétitifs […] L’objectif ce n’était pas de faire progresser le débat, c’était de le bloquer, de faire en sorte qu’on ne parvienne pas au vote. C’est ça qui est une manœuvre antidémocratique et on ouvre les portes à l’antiparlementarisme car les François vont constater que le Parlement discute mais à quoi sert-il s’il ne vote pas ? » s’interroge-t-il. Et de conclure : « Je souhaite qu’on revienne à la raison, et qu’une minorité ne bloque pas le travail d’une majorité. »

À lire aussi » Réforme des retraites : le Sénat active une nouvelle procédure pour limiter les prises de parole

Partager cet article

Dans la même thématique

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
2min

Politique

Lyhanna : Emmanuel Macron dénonce un « dysfonctionnement inacceptable », Sébastien Lecornu demande que « les conclusions de l’enquête administrative lui soient remises sous 15 jours »

Au lendemain de la découverte dans le Gers d'un corps étant probablement celui de Lyhanna, le président de la République dénonce depuis le Monténégro, un « dysfonctionnement inacceptable ». A l’issue de réunion de crise à Matignon entre Gérald Darmanin, Laurent Nunez et Sébastien Lecornu, ils « ont fait état d’éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux ».

Le