Bruno Retailleau: Gérald Darmanin est « un instrument pour déstabiliser la droite »

Bruno Retailleau: Gérald Darmanin est « un instrument pour déstabiliser la droite »

Invité de l’émission L’épreuve de vérité, Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, a répondu aux membres de sa famille politique qui considèrent que la droite s’est « radicalisée ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que l’élection de la présidence de son parti se rapproche, Bruno Retailleau a refusé de dire son choix, répondant à un devoir de neutralité que lui impose son poste de président de groupe parlementaire. Toutefois, le statut de grand favori attribué à Laurent Wauquiez en inquiète certains comme Christian Estrosi, qui, sur Public Sénat, y a vu le signe d’une radicalisation de la droite. « Ça, c’est une rhétorique qui vient de la gauche (...) On ne devrait pas, surtout des membres de notre famille politique, utiliser ces procédés d’intimidations qui viennent de la vieille gauche. Laurent Wauquiez, à aucun moment, n’a parlé d’un accord avec le Front national » lui a répondu Bruno Retailleau.

Quant au ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, qui récemment a reproché à certains membres des Républicains « de ne pas avoir su choisir entre le bulletin de vote Macron et Le Pen à la présidentielle », Bruno Retailleau estime que sa formation a «  toujours été claire ». « On a dit : pas une seule voix pour Marine Le Pen. (…) Pendant des mois (nos électeurs) avaient fait campagne contre Emmanuel Macron. Il fallait d’abord dire : barrage contre Marine Le Pen. Ce que je veux dire à Gérald Darmanin et quelques autres c’est qu’ils sont des instruments dans les mains d’Emmanuel Macron pour déstabiliser la droite ».

La Manif pour tous "victimes d’une diabolisation": selon Bruno Retailleau
01:34

Le sénateur LR est également revenu sur les déclarations de Christophe Billan, le président de la Manif pour tous qui  s'est dit prêt à une « plateforme » politique avec l'ex-députée FN, Marion Maréchal-Le Pen. « Ces propos ont jeté un trouble. Si on prétend être à LR, on ne peut pas faire d’accord de près ou de loin avec une Le Pen, qu’elle soit Marion qu’elle soit Marine » a-t-il affirmé, confirmant ainsi avoir décommandé sa venue au rassemblement prévu dimanche intitulé « la  Journée de la France silencieuse ».

Néanmoins, Bruno Retailleau estime qu’avant cette polémique, les représentants de la Manif pour tous ont été les « victimes d’une diabolisation ». Le sénateur précise que le mouvement a fait par la suite un rectificatif collectif pour dire « qu’ils n’entendaient pas céder à ce type d’alliance ».

 

 

Dans la même thématique

Paris: Francois-Xavier Bellamy during a press conference
12min

Politique

Européennes : un rapprochement entre LR et le groupe d’extrême droite ECR est-il envisageable au Parlement européen ?

Alors que le compromis est la règle en Europe, la tête de liste LR aux européennes assume de voter « très souvent » au Parlement européen avec des « collègues du groupe ECR », l’un des deux groupes d’extrême droite, où siège le parti de Giorgia Meloni. La première ministre italienne pourrait se retrouver au centre des discussions au lendemain du scrutin. Au sein des LR, la prudence reste de mise, mais certains, comme Julien Aubert, vice-président du parti, plaident pour « s’allier avec ECR ».

Le

FRA – EMMANUEL MACRON – MARINE LEPEN – RN – ELYSEE
7min

Politique

Débat Macron-Le Pen sur les européennes : « S’il avait lieu, ça commencerait à poser un sérieux problème démocratique », analyse Bruno Cautrès 

A deux semaines du scrutin des européennes, Emmanuel Macron a déclaré être « prêt à débattre maintenant » avec Marine Le Pen. Alors que la liste de la majorité présidentielle, menée par Valérie Hayer, se fait largement distancer par celle de Jordan Bardella, le principe de la confrontation arrange-t-il les deux camps ? Quels sont les enjeux d’un tel débat ? Décryptage.

Le

Paris: EELV lancement campagne elections europeennes
7min

Politique

Européennes 2024 : que contient le programme des Écologistes ?

A moins de deux semaines du scrutin, les sondages sont de moins en moins favorables au parti écologiste qui pourrait ne pas atteindre le seuil des 5 %. Au long d’un programme détaillé, Marie Toussaint dévoile une vision globale du futur de l’Union européenne en mettant l’accent sur la « bifurcation sociale et écologique ».

Le