« La bataille a été gagnée. Mais ce n’est qu’un début. » C’est le message du président des Républicains, Bruno Retailleau ce 22 mars, au terme du second tour des élections municipales. L’ancien ministre de l’Intérieur, qui a dans son viseur la présidentielle, considère que l’objectif de son parti, et de ses alliés, a été rempli en remportant « le plus grand nombre de voix et le plus grand nombre d’élus ».
« Nous sommes toujours et plus que jamais la première force politique locale en France, à Cherbourg, à Besançon, à Brest, à Tulle, à Limoges, à Toulon, à Clermont-Ferrand », a-t-il énuméré.
« Certains ont cherché à séduire la gauche en employant ses mots ou en épousant ses dérives »
Toulouse reste à droite avec la victoire de Jean-Luc Moudenc (ex-LR), mais le plus gros bastion LR, Nîmes, bascule à gauche. Autre déception : les Républicains échouent également à Paris. Mais Bruno Retailleau n’en tient pas rigueur. « Je regrette que dans cette campagne, l’attention politique et médiatique se soit focalisée sur les grandes métropoles. Bien sûr, elles sont importantes, mais elles ne rassemblent pas la majorité des Français », a-t-il balayé.
Très critiqué pour son absence de soutien à Christian Estrosi à Nice cette semaine, l’ancien patron de la droite sénatoriale est resté sur sa ligne. « Quand certains ont cherché à séduire la gauche en employant ses mots ou en épousant ses dérives, je l’ai dénoncé publiquement et je l’assume totalement », a-t-il martelé. Le Vendéen a surtout eu des mots durs envers les socialistes, et leurs « accords de la honte » conclus avec les insoumis. « L’histoire malheureusement retiendra que le Parti socialiste, le parti de Léon Blum s’est allié avec une extrême gauche antisémite. C’est une tâche indélébile. »
« La France n’est pas condamnée à une fausse alternative entre les idéologues de LFI et les démagogues du Rassemblement national »
Bruno Retailleau tire un enseignement, en vue de l’année prochaine. « Les résultats de ces élections municipales ont montré que la France n’est pas condamnée à une fausse alternative entre, d’un côté, les idéologues de LFI et de l’autre, les démagogues du Rassemblement national. Il existe une autre voie, une voie exigeante, une voie française, exprimée par des millions de nos compatriotes qui ne veulent ni du chaos social, vers lequel nous entraînerait LFI, ni du désordre budgétaire dans lequel nous précipiterait le programme économique du Rassemblement national », a-t-il conclu.
Il existe selon lui une « majorité nationale » qui aspire à « plus de sécurité et moins d’immigration, du travail qui paye plus et moins d’assistanat, plus de liberté, moins d’impôts et moins de normes ». Ces Français n’ont jamais été aussi nombreux, selon lui.