Bruno Retailleau plaide pour une sortie du Grand débat « par les urnes »
Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau estime que la sortie du Grand débat doit se faire avec une participation des Français et se dit contre un référendum le jour des élections européennes

Bruno Retailleau plaide pour une sortie du Grand débat « par les urnes »

Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau estime que la sortie du Grand débat doit se faire avec une participation des Français et se dit contre un référendum le jour des élections européennes
Public Sénat

Par Yann Quercia

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Alors que le grand débat a pris fin il y a un peu moins de dix jours, la question de la réponse à apporter est toujours en suspens. L’idée d’un référendum n’est toujours pas exclue par le gouvernement mais les réponses commencent à se faire attendre : « Je ne vois pas un retour au calme sans un retour aux urnes » affirme ce soir Bruno Retailleau.

Le chef de file de la droite au Sénat évoque l’idée d’un référendum : « Cela peut vouloir dire un référendum et je ne vois pas comment sortir de cette crise profonde sans redonner la parole aux Français. » Quelle forme ce référendum pourrait-il prendre ? Bruno Retailleau avance deux questions : « On doit sortir du grand débat avec moins d’impôts. En matière de retraites, il faut poser la question aux Français. Emmanuel Macron avait promis qu'il ne toucherait pas à l'âge de départ et donc il a paupérisé les retraités par la hausse de la CSG et la désindexation (...) Il faut augmenter progressivement l'âge de la retraite pour dégager des ressources. »

Le sénateur souhaite également soumettre une question concernant l’immigration : « Sur l’immigration il y a aussi une question : est-ce qu’on veut pouvoir chaque année que le Parlement puisse décider d’un quota. »

Quand ce référendum pourrait-il avoir lieu ? Bruno Retailleau se dit contre un référendum le 26 mai, jour des élections européennes : « Quand j’ai été reçu par le Président, il y a un mois, je lui ai demandé de ne pas faire un référendum le jour des élections européennes. Je vois bien la tentation du pouvoir d’allonger le grand débat. »

 

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