Bruno Retailleau soutient Laurent Wauquiez à la présidence de LR : « Il est le mieux à même de mener la reconstruction »

Bruno Retailleau soutient Laurent Wauquiez à la présidence de LR : « Il est le mieux à même de mener la reconstruction »

La succession de Christian Jacob se jouera en novembre prochain et, alors que Laurent Wauquiez a (re) pris de plus en plus de poids au sein de LR, Bruno Retailleau affiche pour la première fois clairement son soutien au président de la région Auvergne Rhône-Alpes. Le président du groupe LR au Sénat a conscience de […]
Louis Mollier-Sabet

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La succession de Christian Jacob se jouera en novembre prochain et, alors que Laurent Wauquiez a (re) pris de plus en plus de poids au sein de LR, Bruno Retailleau affiche pour la première fois clairement son soutien au président de la région Auvergne Rhône-Alpes. Le président du groupe LR au Sénat a conscience de l’enjeu : « Ce sera une étape importante pour notre vie politique après un lourd échec. Il faut tout changer, on est tous assez d’accord là-dessus. On a beaucoup découragé nos électeurs, qui ne nous ont pas jugés dignes de confiance, il faut avoir de l’humilité. Au moment où je vous parle, celui qui peut le mieux être à même de mener le défi d’une reconstruction, c’est Laurent Wauquiez. »

>> Pour en savoir plus : « Capitaine dans la tempête », « régent » : le parti LR orphelin après le départ de Christian Jacob

« On doit pouvoir construire une candidature pour la présidentielle à partir du parti politique »

Pour le moment, le principal intéressé ne s’est pas encore déclaré, mais Bruno Retailleau semble vouloir le pousser : « Je lui ai dit, il réfléchit et je verrai en fonction de sa décision. » Si jamais Laurent Wauquiez renonce, Bruno Retailleau évoque rapidement le nom de David Lisnard, comme potentiel point de ralliement des soutiens de Laurent Wauquiez.

La décision devrait en tout cas se faire avant l’été. « Hors de question d’attendre l’état. Annie Genevard assure l’intérim, mais il y a un angle mort, il faut raccourcir ce délai parce que la situation politique française, aujourd’hui, est mouvante. »

L’enjeu est de taille, puisque le président du groupe LR au Sénat estime que la présidence de parti doit être une rampe de lancement pour la prochaine élection présidentielle : « On doit pouvoir construire une candidature pour la présidentielle à partir du parti politique, ce serait mieux. » Aurélien Pradié est aussi pressenti pour briguer la présidence du parti, sur une ligne plus sociale. Il a annoncé ce matin sur France Info qu’il prendrait sa décision, lui aussi, cet été.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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