Budget 2018 : « Aucune raison que ça ne se passe pas bien » au Sénat, juge Édouard Philippe
À l’issue d’une rencontre avec les sénateurs du groupe La République en marche, le Premier ministre s’est montré confiant sur les discussions sur le budget 2018, malgré les réserves de la majorité sénatoriale.

Budget 2018 : « Aucune raison que ça ne se passe pas bien » au Sénat, juge Édouard Philippe

À l’issue d’une rencontre avec les sénateurs du groupe La République en marche, le Premier ministre s’est montré confiant sur les discussions sur le budget 2018, malgré les réserves de la majorité sénatoriale.
Public Sénat

Par Guillaume Jacquot (Images : Stéphane Hamalian)

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L’examen du budget 2018 au Sénat ne s’annonce pas de tout repos pour le gouvernement. On savait que la gauche était loin d’y être favorable, certains sénateurs socialistes déplorant un « budget de droite » et un déséquilibre en faveur des plus riches.

Le projet de loi de finances rencontre également de la résistance dans les rangs de la majorité sénatoriale. Ce matin, sur notre antenne, le président Gérard Larcher s’est notamment fait le porte-voix des retraités qui seront touchés par la hausse de la CSG.

Quelques minutes avant, le président du groupe LR, Bruno Retailleau annonçait sur France Inter qu’il ne voterait « sans doute » pas le budget. Le jugeant « décevant », le sénateur de la Vendée estime que le projet de loi de finances ne permettra ni d’assainir les finances publiques, ni d’améliorer la compétitivité des entreprises.

« Faire en sorte que le débat se passe dans de bonnes conditions »

Ces prises de position n’ont pas l’air d’inquiéter le chef du gouvernement, qui a participé pour la première fois ce matin à une réunion des sénateurs du groupe La République en marche. Après une heure d’échanges sur les sénatoriales et l’action gouvernementale, le Premier ministre ne préjuge pas de complications dans les discussions budgétaires. « Je suis déterminé à faire en sorte que le débat se passe dans de bonnes conditions, et ensuite chacun fera valoir ses arguments », a-t-il répondu.

« Je crois au débat parlementaire et je crois à l’échange avec les parlementaires. Donc, il n’y a aucune raison que ça ne se passe pas bien », a-t-il ajouté.

La tâche « pas facile » du Premier ministre

Édouard Philippe a par ailleurs réagi aux déclarations de Gérard Larcher. Le président du Sénat a estimé dans notre matinale que la tâche du Premier ministre « n’était pas facile », car ce dernier n’était « pas le patron d’une majorité parlementaire ».

« Je pense que tous ceux qui penseraient une seconde que la tâche est facile, quand on est Premier ministre, n’ont pas compris que ce qu’était être Premier ministre », a répliqué l’intéressé. « J’agis comme je pense qu’il est nécessaire d’agir pour le pays. »

La tâche « pas facile » : Édouard Philippe réagit aux propos de Gérard Larcher
00:17
Images : Stéphane Hamalian

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES :  Electoral posters for municipal elections.
12min

Politique

Municipales : les sondages sont-ils fiables ?

Faut-il se méfier des sondages pour les municipales ? Durant la campagne, la question s’est posée après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Budget 2018 : « Aucune raison que ça ne se passe pas bien » au Sénat, juge Édouard Philippe
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le