Budget 2018 : « La diminution de la dépense publique n’est pas en marche », regrette Larcher
Invité de l’Épreuve de Vérité, le président du Sénat salue des « signaux intéressants » dans le projet de loi de finances 2018, mais constate qu’il est « encore loin d’un budget de transformation ». Sur l’annulation de la taxe à 10 milliards d’euros, il s’est montré très sévère sur la responsabilité de François Hollande.

Budget 2018 : « La diminution de la dépense publique n’est pas en marche », regrette Larcher

Invité de l’Épreuve de Vérité, le président du Sénat salue des « signaux intéressants » dans le projet de loi de finances 2018, mais constate qu’il est « encore loin d’un budget de transformation ». Sur l’annulation de la taxe à 10 milliards d’euros, il s’est montré très sévère sur la responsabilité de François Hollande.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« On a encore une marge de progrès ». Invité de l’Épreuve de Vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique, le président du Sénat a pointé les faiblesses comme les « signaux intéressants » du budget 2018, que le Sénat examinera en novembre. Tout en accablant l’héritage du quinquennat de François Hollande, notamment l’annulation de la taxe sur les dividendes.

« On est encore loin d’un budget de transformation […] nous voyons que la diminution de la dépense publique n’est pas en marche, en même temps, il y a des signaux qui sont aussi des avancées », a-t-il expliqué. Et de citer le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital, la baisse de l’impôt sur les sociétés ou encore la suppression partielle de l’ISF.

Mais, sur la maîtrise de la dépense publique, Gérard Larcher juge les débuts trop timides. « On avait un engagement sur moins 120.000 fonctionnaires sur cinq ans. On commence petitement : 1.600 », a-t-il souligné, annonçant ensuite que les sénateurs feront des « propositions » sur la réforme de la politique du Logement.

« Des taxes inventées sur un coin de table, c’est une mauvaise manière de faire de la politique »

Malgré cette déception, le président du Sénat considère une amélioration par rapport « au quinquennat pour rien » de François Hollande. Désormais, « on avance un peu ».

Gérard Larcher a également donné un avertissement sur les dix milliards d’euros à rembourser en urgence, après l’annulation de la taxe sur les dividendes. « Il faut qu’on apporte des réponses qui ne conduisent pas à un nouveau déséquilibre budgétaire », prévient-il.

Larcher : « Des taxes inventées sur un coin de table, c’est une mauvaise manière de faire de la politique »
02:04

Rappelant que le Sénat avait sonné l’alerte l’an dernier sur la « fragilité » de cette taxe, Gérard Larcher a pointé la responsabilité de l’ancien président de la République :

« Je retiens une seule chose : c’était dans le projet de François Hollande. Nous l’avions mis en garde, nous n’avons pas été écoutés et on en voit les conséquences […] Cela vous démontre que des taxes que l’on invente sur des coins de table ou des pulsions pour faire plaisir à une clientèle, c’est une mauvaise manière de faire de la politique. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
7min

Politique

Budget : « On a des signaux dans notre direction », salue le PS Patrick Kanner, mais « un trou dans la raquette » sur les recettes

Le premier ministre a mis sur la table une série de concessions, qui s’adressent surtout au PS, sur le budget. Mais « sur la partie recettes, je reste fortement sur ma faim », pointe le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, qui attend des précisions d’ici mardi, notamment sur la taxation des grandes entreprises et des hauts revenus.

Le

BRUSSELS FARMERS PROTEST MERCOSUR
10min

Politique

Mercosur : une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne va-t-elle suspendre l’application provisoire du traité ?

Après la signature prévue samedi au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne, les députés européens se prononceront mercredi sur l’opportunité de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne contre cet accord controversé. Si la Commission européenne s’est engagée à suspendre l’application provisoire du traité en cas de vote de la résolution, rien pourtant ne l’y oblige.

Le