Budget 2018 : Stéphane le Foll dénonce « une injustice »
La hausse de la CSG a été votée hier à l’Assemblée nationale. Stéphane le Foll, invité de Territoires d’Infos ce jeudi, critique un budget déséquilibré « à la faveur de ceux qui ont plus. »

Budget 2018 : Stéphane le Foll dénonce « une injustice »

La hausse de la CSG a été votée hier à l’Assemblée nationale. Stéphane le Foll, invité de Territoires d’Infos ce jeudi, critique un budget déséquilibré « à la faveur de ceux qui ont plus. »
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« L’ensemble du dispositif fiscal, plus CSG, est à la défaveur de ceux qui sont dans les couches moyennes, modestes et à la faveur de ceux qui ont plus » dénonce l’ancien ministre de l’Agriculture de François Hollande. Invité de Territoires d’Infos ce jeudi, Stéphane le Foll a réagi à l’adoption de la loi de finances 2018 hier à l’Assemblée nationale. Député de la Sarthe, il confirme ne pas avoir voté pour ce texte qu’il juge « injuste. » Selon lui ce sont « les petites retraites, ceux qui ont travaillé longtemps,  qui vont contribuer sans avoir aucun avantage en contrepartie de cette hausse de la CSG. »

Le député de la Sarthe critique cette loi dans les grandes lignes, pour Stéphane le Foll « « globalement, dans l’équilibre général, la loi de finances plus loi de finances sur la sécurité sociale (PLFSS), on a un déséquilibre et une injustice qui se cumulent. » Selon lui, la hausse de la CSG, telle qu’elle a été votée hier à l’Assemblée nationale est « un avantage énorme qui a été donné avec ce prélèvement forfaitaire unique au capital par rapport au travail. » Il rappelle que « la CSG au départ, dans son esprit, c’était de faire baisser les cotisations sur le travail pour financer la sécurité sociale par un impôt proportionnel sur tous les revenus en particulier celui du capital » et regrette que désormais le « capital ne sera contributeur qu’à hauteur de 30 % quoiqu’il arrive »

Stéphane le Foll regrette le fait que l’on « va augmenter la CSG pour tout le monde, on va baisser les cotisations pour les salariés certes (…) mais pendant ce temps-là pour les retraités à 1 200 euros vont contribuer. »

Partager cet article

Dans la même thématique

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le

Budget 2018 : Stéphane le Foll dénonce « une injustice »
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

Macron Sénat 1 ok
9min

Politique

[Série 1/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : un début constructif, avant la montée des tensions

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.

Le