En attendant la formation du gouvernement et surtout la présentation d’un budget, les annonces symboliques sur les dépenses du gouvernement se multiplient. Après avoir décidé il y a moins d’une semaine une réduction des dépenses de communication de l’Etat, Sébastien Lecornu fait savoir que les moyens de fonctionnement « de l’ensemble des services, administrations et organismes dont le budget relève de Matignon » n’augmenteront pas en 2026.
« Seuls les moyens de fonctionnement liés à la défense et à la sécurité nationale » ne seront pas concernés par cet effort. Dans un communiqué, les services du Premier ministre rappellent que le montant des dépenses en question s’élève à 430 millions d’euros, hors dépenses de personnel.
Matignon précise en outre que « ces efforts porteront également sur le remplacement des agents partants au sein des services concernés » et que « ceux-ci seront limités au strict minimum ».
Un gel auquel l’Elysée va participer
Très discret dans ses prises de parole, Sébastien Lecornu avait annoncé mi-septembre que l’Etat devait être « exemplaire sur sa gestion de l’argent du contribuable ». Il avait notamment nommé une mission « pour faire le ménage dans les comités, délégations et offices étatiques », sous le nom de « État efficace ». Favorable à des décisions rapides, le Premier ministre avait d’ores et déjà engagé la suppression de plusieurs délégations ministérielles ou interministérielles.
L’Elysée a également pris la décision de geler les moyens de ses services pour l’année prochaine.
Après son audition au Sénat, François-Noël Buffet deviendra le prochain Défenseur des droits. Les parlementaires ont entériné la candidature du sénateur du Rhône à 43 voix contre 39.
Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.
À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.