C’était l’une des pistes qui revenait le plus depuis des semaines. Elle a notamment été proposée par les sénateurs du socle commun. Elle est aujourd’hui confirmée. « Nous devons partager en 2026 une année blanche », annonce François Bayrou. « C’est une année dans laquelle on n’augmentera plus, ni les prestations, ni les barèmes. C’est une année où en 2026 on aura exactement les mêmes montants des retraites pour chaque pensionné que ceux qu’on avait en 2025 », explique-t-il.
« C’est un effort collectif qui concerne toutes les catégories de Français, et cette règle sera de ne pas dépenser plus en 2026 qu’en 2025. Pas moins mais pas plus. C’est un effort très important, temporaire, demandé à tous, mais qui n’aura de sens que s’il est demandé à tous », ajoute le premier ministre.
Ainsi, « l’’ensemble des prestations sociales seront donc maintenues en 2026 au niveau de 2025 et il n’y aura pas d’exception. Les Français concernés seront aidés par la presque disparition de l’inflation, prévue à 1 % ou un moins ».
« Ça veut dire que les retraites ne baisseront pas l’année prochaine et seront maintenues au même montant », explique-t-il, ajoutant que « ça concerna aussi la masse salariale publique. En 2026, il n’y aura pas de mesure de revalorisation générale ou catégorielle ».
Autre point important : « Les barèmes de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée seront maintenus au niveau de cette année », ce qui revient à une augmentation de l’impôt sur le revenu, pour ceux qui changeront de tranche ou ceux qui y rentreront.
« Au total, l’ensemble de ces dispositions sur l’année blanche contiendra pour 7 milliards d’euros la progression des dépenses », conclut sur cette partie François Bayrou.
« Un projet de loi contre la fraude fiscale et sociale » déposé à l’automne
Par ailleurs, François Bayrou entend « être intransigeant avec ceux qui chercher à frauder ». Pour cela, sera déposé « à l’automne un projet de loi contre la fraude fiscale et sociale», avec une mission « confiée à trois parlementaires pour suivre la mise en œuvre de ce plan ».
« Nous accentuerons la lutte contre la fraude en améliorant la détection de la fraude et surtout le recouvrement des fraudes et amendes ». Soulignant les « travaux menés au Sénat » sur la fraude fiscale, il pointe aussi « la fraude aux aides publiques, comme MaPrimeRenov, au compte personnel de formation » ou aux personnes de santé.