Reçus en fin de matinée par le Premier ministre, les socialistes estiment que les grandes bases du budget sont encore loin du compte. Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a estimé, à la sortie ce 3 octobre, que Sébastien Lecornu avait présenté « une copie très insuffisante et à bien des égards alarmante » sur le budget 2026, mais lui accorde « le bénéfice des prochaines heures pour réfléchir » jusqu’à son discours de politique générale.
Pour lui, Sébastien Lecornu « n’a renoncé qu’au 49.3 », outil de la Constitution qui lui permet de faire adopter un texte sans vote. Cela signifie, a-t-il poursuivi, « qu’au moment où nous nous parlons, nous ne pourrons pas revenir sur la réforme des retraites, que le Premier ministre ne s’est pas engagé à ce que ce débat puisse avoir lieu ».
Boris Vallaud, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, considère qu’il « n’y a pas eu de rupture sur le fond ». Il a ajouté que « beaucoup de ce qui était dans le budget de François Bayrou a été transmis tel quel au Conseil d’État », citant notamment « les économies sur les franchises médicales et les économies gigantesques sur les allocations, sur les pensions ».