Budget de la défense : le Sénat tire la sonnette d’alarme
Dans un communiqué commun, Gérard Larcher et Jean-Pierre Raffarin dénoncent « le non-respect des engagements de la loi de programmation militaire. »

Budget de la défense : le Sénat tire la sonnette d’alarme

Dans un communiqué commun, Gérard Larcher et Jean-Pierre Raffarin dénoncent « le non-respect des engagements de la loi de programmation militaire. »
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C’est une nouvelle qui passe mal. A l’affût de toutes les économies possibles, le gouvernement a procédé à un sérieux coup de rabot dans chaque ministère, y compris à la défense qui voit ses crédits se réduire de 850 millions d’euros. « Les discussions budgétaires entamées pour réduire le déficit budgétaire 2017 laissent craindre des annulations de crédits d’une ampleur inédite pour le ministère de la défense, en contradiction avec l’engagement du Président de la République de porter les ressources de la défense à 2 % du PIB en 2025 » ont dénoncé, dans un communiqué commun le président du Sénat Gérard Larcher et le président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées Jean-Pierre Raffarin.

 « C’est le Sénat qui a introduit la ‘clause de sauvegarde’ assurant le financement interministériel des opérations extérieures. Elle doit être respectée » souligne Gérard Larcher. « On ne peut pas demander à nos soldats d’exposer leur vie pour nous défendre et ne pas, ensuite, leur donner les moyens de leur action. J’en appelle au Président de la République, chef des armées » renchérit, de son côté, Jean-Pierre Raffarin.

La veille, le sénateur de la Vienne dénonçait déjà, sur le plateau de l’Epreuve de vérité, une « faute » de l’exécutif.  « Nous avons plus de 30 000 hommes engagés dans les opérations extérieures. Ce sont des opérations extrêmement difficiles, épuisantes avec des équipes qui n’ont pas toujours les moyens de leurs combats » expliquait l’ancien Premier ministre.  « Il y a sur le plan matériel, comme sur le plan moral, la nécessité de soutenir nos forces armées. Le pire, c’est de leur donner beaucoup d’ambitions et peu de moyens. Si on réduit les moyens, réduisons les ambitions ». Dans ces circonstances, « il est clair qu’il faudra réduire les opérations extérieures et donc la sécurité » a-t-il prévenu.

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