Budget de la PAC : Nicolas Dupont-Aignan accuse Macron d’avoir « déjà cédé »
Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout la France et député de l’Essonne, était en direct du 56e Salon de l’Agriculture. Le député revient sur les traditionnelles visites de Présidents et sur la place de l’Europe dans l’agriculture française. 

Budget de la PAC : Nicolas Dupont-Aignan accuse Macron d’avoir « déjà cédé »

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout la France et député de l’Essonne, était en direct du 56e Salon de l’Agriculture. Le député revient sur les traditionnelles visites de Présidents et sur la place de l’Europe dans l’agriculture française. 
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Sur la nécessité de se rendre au Salon de l’Agriculture, Nicolas Dupont-Aignan est « partagé ». Il considère que « c’est le passage obligé car il y a un patrimoine incroyable », mais aussi qu’ « il y a un sentiment de colère des agriculteurs ». Il déplore « les hommes politiques qui viennent et ne prennent pas de décisions », considérant qu’ils ont « un double discours ».

D’ailleurs, Nicolas Dupont-Aignan « ne croit pas au discours d’Emmanuel Macron ». Il considère que le Président a « déjà cédé sur la réduction du budget de la Politique agricole commune (PAC) ». Pour lui, le Président « vient faire son cinéma » et « faire l’inverse de ce qu’il dit ». Il trouve cela « tragique pour l’ensemble des hommes politiques ».

« C’est abominable ce qu’il se passe dans nos campagnes »

Au niveau européen, Nicolas Dupont-Aignan considère qu’il faut « taper du poing sur la table, sinon, rien ne se fera ». Il rappelle le chiffre de 200 agriculteurs qui se suicident chaque année, considérant cela « abominable ».

Nicolas Dupont-Aignan rappelle qu’ « il aime l’Europe qui marche, une Europe des nations et des projets ». Il considère qu’ « un projet avait marché, c’était la PAC, mais ils l’ont détricotée ». Le député enfonce le clou :  « On ne peut pas être en concurrence avec des gens qui mettent des produits chimiques dans la viande ! C’est aussi con que ça. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Budget de la PAC : Nicolas Dupont-Aignan accuse Macron d’avoir « déjà cédé »
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Budget de la PAC : Nicolas Dupont-Aignan accuse Macron d’avoir « déjà cédé »
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
7min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le