Budget: « J’ai l’impression que c’est l’inspection des finances qui gouverne » dénonce Yannick Jadot
"J'ai l'impression que c'est l'inspection des finances qui gouverne ce pays", a dénoncé mercredi l'eurodéputé écologiste Yannick...

Budget: « J’ai l’impression que c’est l’inspection des finances qui gouverne » dénonce Yannick Jadot

"J'ai l'impression que c'est l'inspection des finances qui gouverne ce pays", a dénoncé mercredi l'eurodéputé écologiste Yannick...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"J'ai l'impression que c'est l'inspection des finances qui gouverne ce pays", a dénoncé mercredi l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot, appelant le gouvernement à sortir d'une "vision inhumaine de la politique", alors qu'une réunion d'arbitrages budgétaires doit se tenir à l'Elysée.

"Ce gouvernement est froid, il a peu d'empathie pour ceux qui souffrent le plus", a tancé l'élu écologiste sur France 2.

"J'ai l'impression que c'est l'inspection des finances qui gouverne ce pays selon une logique de pseudo efficacité économique dont on voit qu'elle ne fonctionne pas du point de vue (de la) croissance, qui pourrait être tirée par les emplois verts", a-t-il poursuivi.

"On préfère avoir toujours cette même vision inhumaine de la politique, (...) comme si au fond l'économie ce n'était pas de la politique, ce n'était pas des choix de redistribution", a fustigé la tête de liste EELV pour les prochaines européennes.

Emmanuel Macron tiendra mercredi, après le conseil des ministres, une réunion d'arbitrages budgétaires avec son Premier ministre Edouard Philippe, dont les résultats seront rendus publics à une date ultérieure.

Des arbitrages particulièrement délicats, le gouvernement s'étant fixé pour 2019 un cap ambitieux de réduction des dépenses et du déficit public. Or la croissance 2018 s'annonce moins forte que prévu -- à 1,8% au lieu des 2% espérés au printemps -- alors que l'Etat doit financer des mesures coûteuses, dont la suppression partielle de la taxe d'habitation, qu'il compensera pour les communes.

Également interrogé sur la part du nucléaire dans l'énergie française, Yannick Jadot a appelé le gouvernement à "respecter la loi" de transition énergétique.

"Si on ne ferme pas des centrales nucléaires dans le quinquennat, tout ça au fond ça devient de la blague. Vous pensez que l'énergie du futur c'est le nucléaire ? C'est un gouffre financier. Tous les pays nouveaux comme la Chine investissent sur les énergies renouvelables et on restera en retard", a-t-il argumenté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Budget: « J’ai l’impression que c’est l’inspection des finances qui gouverne » dénonce Yannick Jadot
4min

Politique

« D’ici 2050, on aura peut-être des guerres de l’eau », alerte ce chercheur

L’eau est l’un des sujets de préoccupation majeurs des années à venir. Disponibilité de la ressource, partage des usages... Si la France bénéficie encore d’un régime de précipitations relativement abondant, le dérèglement climatique a largement perturbé les cycles de l’eau. Comment assurer un accès à la ressource pour tous ? La raréfaction de l’eau va-t-elle entraîner une baisse de sa qualité ? Dans la nouvelle émission de prospective de Public Sénat, Agenda 2050, Marie Drucker et ses invités esquissent des pistes pour éviter que l’eau ne vienne à manquer.

Le

photo eau
2min

Politique

Agenda 2050 : l’eau une ressource sous pression, d’où viennent nos chiffres ?

Vous avez regardé l’émission « Agenda 2050 : l’eau, une ressource sous pression », présentée par Marie Drucker ? Retrouvez l’ensemble des sources sur lesquelles nous nous sommes appuyés pour réaliser cette émission consacrée à la disponibilité de la ressource en eau en France, aujourd’hui et aux prévisions à l’horizon 2050.

Le

Saint Michael’s Day celebrations in Menton
7min

Politique

Propos antisémites attribués à Jordan Bardella : comment a procédé Médiapart pour apporter de nouvelles preuves ?

Mediapart a publié jeudi des éléments d'authentification qualifiés de « scientifiques » des messages antisémites datant de 2013, attribués à Jordan Bardella, grâce à une extraction d'archives Facebook, certifiée par un huissier. Le président du RN a de nouveau démenti être l'auteur, mais sa défense devient délicate, selon des experts.

Le