Budget : « L’opposition ne sert à rien » regrette Valérie Rabault
L’Assemblée nationale est en train d’examiner le projet de loi de finances, et contrairement à l’année dernière, les députés socialistes n’ont pas présenté de « contre-budget » cette année. La raison est simple pour Valérie Rabault : « On ne sert à rien »  

Budget : « L’opposition ne sert à rien » regrette Valérie Rabault

L’Assemblée nationale est en train d’examiner le projet de loi de finances, et contrairement à l’année dernière, les députés socialistes n’ont pas présenté de « contre-budget » cette année. La raison est simple pour Valérie Rabault : « On ne sert à rien »  
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invitée de l’émission Bonjour Chez vous, la présidente du groupe socialiste de l’Assemblée nationale Valérie Rabault, est revenue sur l’examen du budget 2020, en cours à l’Assemblée nationale. La députée PS a d’abord reconnu que le projet de loi de finances allait permettre aux classes moyennes de payer moins d’impôts. « Il est effectif que 5 milliards (de baisse d’impôts) ça commence à représenter quelque chose ». « En revanche, vous avez 22 millions de foyers qui n’en verront pas la couleur. Pas un seul euro de pouvoir d’achat pour eux, tout simplement parce qu’ils ne payent pas d’impôts sur le revenu » a-t-elle déploré.

Contrairement à l’année dernière, les députés socialistes n’ont pas présenté de « contre-budget », cette année Valérie Rabault a décidé de ne pas le faire. « On ne sert à rien, c’est désespérant. C’est une séquence qui est très longue et qui ne sert rien. La députée socialiste prend exemple de la proposition de loi pour la lutte contre les violences faites aux femmes du député LR, Aurélien Pradié, votée par le groupe PS. « Il fallait qu’il y ait 5 millions d’euros débloqués dans le budget de la Justice. À votre avis, est-ce qu’ils y sont ? La réponse est non » a-t-elle regretté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le

Budget : « L’opposition ne sert à rien » regrette Valérie Rabault
2min

Politique

Primaire du PS : Boris Vallaud se dit « peiné et consterné du ton que prend cette campagne »

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud a regretté les propos de Ségolène Royal concernant Raphaël Glucksmann. En attendant le premier tour le 9 octobre, le dialogue pourrait encore se tendre entre les cinq candidats, parmi lesquels figurent Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.

Le