Budget : « L’opposition ne sert à rien » regrette Valérie Rabault
L’Assemblée nationale est en train d’examiner le projet de loi de finances, et contrairement à l’année dernière, les députés socialistes n’ont pas présenté de « contre-budget » cette année. La raison est simple pour Valérie Rabault : « On ne sert à rien »  

Budget : « L’opposition ne sert à rien » regrette Valérie Rabault

L’Assemblée nationale est en train d’examiner le projet de loi de finances, et contrairement à l’année dernière, les députés socialistes n’ont pas présenté de « contre-budget » cette année. La raison est simple pour Valérie Rabault : « On ne sert à rien »  
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invitée de l’émission Bonjour Chez vous, la présidente du groupe socialiste de l’Assemblée nationale Valérie Rabault, est revenue sur l’examen du budget 2020, en cours à l’Assemblée nationale. La députée PS a d’abord reconnu que le projet de loi de finances allait permettre aux classes moyennes de payer moins d’impôts. « Il est effectif que 5 milliards (de baisse d’impôts) ça commence à représenter quelque chose ». « En revanche, vous avez 22 millions de foyers qui n’en verront pas la couleur. Pas un seul euro de pouvoir d’achat pour eux, tout simplement parce qu’ils ne payent pas d’impôts sur le revenu » a-t-elle déploré.

Contrairement à l’année dernière, les députés socialistes n’ont pas présenté de « contre-budget », cette année Valérie Rabault a décidé de ne pas le faire. « On ne sert à rien, c’est désespérant. C’est une séquence qui est très longue et qui ne sert rien. La députée socialiste prend exemple de la proposition de loi pour la lutte contre les violences faites aux femmes du député LR, Aurélien Pradié, votée par le groupe PS. « Il fallait qu’il y ait 5 millions d’euros débloqués dans le budget de la Justice. À votre avis, est-ce qu’ils y sont ? La réponse est non » a-t-elle regretté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Budget : « L’opposition ne sert à rien » regrette Valérie Rabault
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le