Budget : « Le dialogue n’est pas encore réchauffé » avec Sébastien Lecornu, confie Gérard Larcher

En marge du congrès des régions de France, Gérard Larcher a rappelé les positions de la majorité sénatoriale de droite et du centre sur le budget dont l’examen arrive à la chambre haute dans quelques jours.
Simon Barbarit

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« Depuis un mois, nous n’entendons plus parler de diminution de dépenses publiques. Nous n’entendons parler que de taxes. On a quelques monstruosités fiscales. Même le président de la République s’en est ému. Il faut qu’on revienne à la raison », a appelé de ses vœux Gérard Larcher, interrogé par Public Sénat lors du 21 Congrès des régions de France.

A l’approche de l’examen du budget de l’Etat et celui de la Sécurité sociale, le président du Sénat a rappelé la feuille de route de la majorité de la droite et du centre de la chambre haute. « Nous faisons le pari de croire aux entreprises. Elles sont facteurs de développement », a-t-il insisté. Il rappelle sa volonté de voir maintenue une réduction de la dépense publique comprise entre 32 et 35 milliards, avec une stabilité fiscale « qui ne veut pas dire une certaine redistribution à l’intérieur, entre les niches fiscales et les plus hauts revenus », a-t-il développé, avant d’ajouter : « On va essayer d’avoir de la raison fiscale ».

« La situation dans laquelle nous sommes est le fruit d’une décision hasardeuse du président de la République », tacle-t-il

Concernant le budget de la Sécurité sociale, Gérard Larcher assure que le Sénat va rétablir la réforme des retraites de 2023. « Ça fait 5 ans que nous la votons et la vraie question c’est : est-ce qu’on va sauver le régime par répartition ? », a-t-il rappelé dénonçant le coût de 30 milliards de la suspension de la réforme des retraites dans les 10 ans qui viennent.

Alors que les relations se sont dégradées entre la majorité sénatoriale et le Premier ministre, Sébastien Lecornu s’est rendu à la conférence des présidents du Sénat. Il a indiqué aux présidents de groupes parlementaires que « censure vaudra démission, et que ça vaudra dissolution ». Pas de quoi affoler Gérard Larcher qui rappelle que la dissolution est de la responsabilité du chef de l’Etat, qu’il devra « assumer » En 2024, la dissolution a été décidée après une consultation du président du Sénat « qui a duré 1,30 minute », se souvient-il. « La situation dans laquelle nous sommes est le fruit d’une décision hasardeuse du président de la République », tacle-t-il.

Alors que le dialogue est pour le moins refroidi entre la majorité sénatoriale LR-Union centriste et Sébastien Lecornu, « il n’est pas encore réchauffé », a confirmé Gérard Larcher. « Le Sénat ne va pas être mis de côté, parce qu’à partir du 18 novembre, la parole est au Sénat et on l’entendra », promet-il.

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