Budget: Le Maire regrette que Rome n’ait « pas saisi la main tendue » de l’UE
Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a regretté jeudi que le gouvernement italien n'ait "pas saisi la main tendue" par...

Budget: Le Maire regrette que Rome n’ait « pas saisi la main tendue » de l’UE

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a regretté jeudi que le gouvernement italien n'ait "pas saisi la main tendue" par...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a regretté jeudi que le gouvernement italien n'ait "pas saisi la main tendue" par Bruxelles sur son projet de budget 2019 et appelé l'Italie à "faire preuve de responsabilité" sur ce sujet.

"Je regrette que l'Italie n'ait pas saisi la main tendue par la Commission européenne. La Commission européenne avait dit +discutons, dialoguons, essayons d'améliorer ce budget+, et l'Italie a refusé ce dialogue", a déclaré M. Le Maire, invité de l'émission Les 4 vérités sur France 2.

"Maintenant c'est à la Commission européenne de prendre sa décision", a ajouté le ministre, tout en appelant Rome à "faire preuve de responsabilité" dans ce dossier.

Après plusieurs semaines de bras de fer avec Bruxelles, le gouvernement italien a maintenu inchangé mardi son projet de budget pour 2019, qui prévoit un déficit public à 2,4% du produit intérieur brut (PIB) -- un niveau jugé excessif par la commission européenne.

En refusant de modifier son budget, Rome a pris le risque de l'ouverture par Bruxelles d'une "procédure pour déficit excessif", susceptible d'aboutir à des sanctions financières correspondant à 0,2% du PIB (soit quelque 3,4 milliards d'euros).

"Les règles européennes, ce ne sont pas des règles imposées par Bruxelles", a défendu Bruno Le Maire. "Ce sont nos règles à tous, qui nous protègent, qui renforcent notre zone euro, et que nous avons tous librement choisi", a insisté le ministre, mettant en garde contre les effets collatéraux des choix italiens.

"Quand nous les respectons tous, ça nous renforce tous, face à la Chine, face aux États-Unis. Quand chacun fait ce qu'il veut, ça nous affaiblit tous", a insisté M. Le Maire, jugeant nécessaire de faire preuve de "lucidité".

"La zone euro, aujourd'hui, ne serait pas en mesure de faire face à une nouvelle crise financière de grande ampleur ou à une crise économique dans de bonnes conditions. Donc l'avenir, les années qui viennent, les mois qui viennent, doivent être consacrées au renforcement de la zone euro", a-t-il jugé.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Le Premier ministre est très inquiet sur les prix de l’essence » : avant de finaliser sa copie budgétaire, Sébastien Lecornu a reçu l’état-major du Sénat
4min

Politique

« Le Premier ministre est très inquiet sur les prix de l’essence » : avant de finaliser sa copie budgétaire, Sébastien Lecornu a reçu l’état-major du Sénat

Le chef du gouvernement, accompagné de plusieurs ministres, a reçu ce mercredi le président du Sénat, Gérard Larcher, le président du groupe LR Mathieu Darnaud, et celui du groupe Union centriste Hervé Marseille. La réunion a posé les enjeux et les grandes orientations des prochaines semaines en matière budgétaire.

Le

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
9min

Politique

« Elle est capable de tout, de balancer un scud » : la présence de Ségolène Royal dans la primaire PS va-t-elle rebattre les cartes pour Raphaël Glucksmann ?

Candidate à la primaire PS/Place Publique, Ségolène Royal va-t-elle bousculer le scénario où Raphaël Glucksmann serait désigné ? « Il y a deux lignes politiques différentes dans la primaire : celle de l’union de la gauche », défendue par Ségolène Royal, et celle « d’union avec le centre droit » de Raphaël Glucksmann, pointe le directeur de campagne de la candidate, Luc Carvounas. Un point commun avec Olivier Faure, qui pourrait faire sens en cas de second tour face au candidat Place Publique…

Le

Paris : Rassemblement Loi Intégrale et Lyhanna
5min

Politique

Loi intégrale : les 1,5 milliard d’euros annoncés par le gouvernement sont-ils à la hauteur des besoins revendiqués par les associations ?

Dans une tribune publiée mardi 15 septembre dans Le Monde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé près de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en 2027, auxquels s’ajouteraient 2,6 milliards d’euros pour la protection de l’enfance. Des montants que les associations jugent insuffisants pour financer l’ensemble des mesures prévues par la « loi intégrale ».

Le

Paris: Conference de presse Bruno Retailleau pouvoir d achat
4min

Politique

Budget : Bruno Retailleau demande au gouvernement le retour de la réforme des retraites

Sur franceinfo, le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau a développé un peu plus la ligne de responsabilité qu'il entend incarner en indiquant que sa famille politique allait demander le retour de la réforme des retraites dans le prochain budget. Une réforme que le gouvernement avait suspendue l'année dernière, dans le cadre d'un compromis avec les socialistes.

Le