Budget: les députés LREM exhortés à « corriger le déséquilibre » par des PS
Les députés LREM, "à un tournant", ont "la possibilité de corriger le déséquilibre" d'un budget de "cadeaux" aux plus riches et ...

Budget: les députés LREM exhortés à « corriger le déséquilibre » par des PS

Les députés LREM, "à un tournant", ont "la possibilité de corriger le déséquilibre" d'un budget de "cadeaux" aux plus riches et ...
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Les députés LREM, "à un tournant", ont "la possibilité de corriger le déséquilibre" d'un budget de "cadeaux" aux plus riches et "en trompe-l'oeil" pour le pouvoir d'achat, plaident des députés PS, dont leur président Olivier Faure, dans une lettre ouverte publiée mardi.

"Nous savons que pour nombre d’entre vous, le déséquilibre de ce budget est une surprise qui entre en contradiction flagrante avec vos engagements passés. Nombre d’entre vous, qui avez combattu avec vigueur le +bouclier fiscal+ de Nicolas Sarkozy, ne pouvez assumer d’être les auteurs d’une véritable +armure fiscale+", écrivent-ils aux "marcheurs" dans ce courrier de trois pages, transmis à l'AFP.

"Votre majorité est à un tournant. Avec la discussion budgétaire qui arrive, vous avez la possibilité de corriger les déséquilibres de ce PLF en supprimant les cadeaux fiscaux accordés aux plus riches pour soutenir réellement l’investissement et le pouvoir d’achat des Français", ajoutent le président du groupe Nouvelle Gauche et les députés NG de la commission des Finances, dont Valérie Rabault.

Et "ce premier budget (...) conditionne pour une large part la suite du quinquennat, ampute ses marges de manoeuvres et donne une clé de lecture sur la nature de la politique suivie", préviennent-ils leurs "collègues" LREM, au nombre desquels d'anciens PS, PRG ou écologistes.

Affirmant que "les économies que souhaite réaliser le gouvernement servent prioritairement à compenser les baisses d’impôts pour les plus riches, et ce dès 2018", les auteurs de la lettre ouverte critiquent notamment la moindre taxation du capital et la réforme de l'ISF, "au-delà du symbole insupportable que constitue l’exonération des voitures et chevaux de course, des yachts ou des jets".

"Pour masquer l’effet +président des riches+, le gouvernement annonce une hausse du pouvoir d’achat des Français qui n’est qu’un trompe-l’oeil", avec des "coups de pouce" généralement "limités, étalés sur tout le quinquennat et (qui) ne bénéficieront pas à tous", selon ces socialistes.

Baisse des APL de 5 euros par mois, diminution de l'allocation aux parents de jeunes enfants de 15 euros par mois, hausse de la fiscalité sur les PEL ou du forfait hospitalier, les signataires critiquent aussi diverses "mesures qui pénalisent directement le pouvoir d’achat".

Surtout, ils soulèvent des questions sur l'augmentation de la CSG, contrepartie d'une baisse de cotisations salariales, par exemple sur des retraités qui percevront "300 euros de moins par an pour une retraite de 1 500 euros quand, dans le même temps, les actionnaires se verront exonérés d’ISF".

Décidés à montrer "un autre chemin" via un "contre-budget" décliné en futurs amendements, les députés Nouvelle Gauche plaident encore que "la justice sociale n'est pas un luxe".

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