Budget : pour le centriste Hervé Marseille, la commission mixte paritaire « ne sera pas facile »

Après son adoption au Sénat avec 187 voix pour, et 109 contre, le projet de loi de finances va pouvoir poursuivre son parcours législatif en commission mixte paritaire vendredi. Pendant deux jours, sept députés et sept sénateurs tenteront de parvenir à un texte de compromis, pour faire atterrir le budget avant le 31 décembre. La tâche s’annonce complexe, même pour les plus optimistes.
Aglaée Marchand

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Sans surprise, la Chambre basse a adopté le projet de loi de finances à 187 voix pour. Le président du groupe Union centriste au Sénat voit dans les 48 abstentions et les 109 voix contre exprimées « un signe », « une forme de mise en garde et de mécontentement ». « Il faut en tenir compte », assure Hervé Marseille. Et d’ajouter : « La CMP [ndlr : commission mixte paritaire] ne sera pas facile », alors même que le chef de file du parti UDI se montrait plutôt optimiste, en fin de semaine dernière, projetant une potentielle issue positive de cette réunion entre sept sénateurs et sept députés.

Quant à l’option d’une loi spéciale, a priori incontournable en cas de non-accord en CMP pour parvenir à l’adoption d’un budget d’ici la fin de l’année, celle-ci viendrait contrecarrer la hausse des crédits prévus pour la défense : « Ce n’est pas sérieux, il faut qu’on trouve des solutions. On ne peut pas, à la fois, mettre le pays en garde contre les risques qui pèsent sur le pays et l’Europe, et en même temps, ne pas être en situation de pouvoir dote notre armée des besoins budgétaires qu’elle attend. Je pense que c’est un problème de responsabilité », poursuit le sénateur des Hauts-de-Seine.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting
11min

Politique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting

Depuis le parc Floral, en bordure de Paris, l’ancien ministre de l’Intérieur a tenu le premier grand rassemblement de sa campagne présidentielle ce 20 juin. Devant plusieurs milliers de personnes, le candidat a fait le serment de « relever » le pays « et de le remettre à l’endroit », concentrant ses coups contre la France insoumise et les macronistes.

Le

Budget : pour le centriste Hervé Marseille, la commission mixte paritaire « ne sera pas facile »
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le