Budget : pour le centriste Hervé Marseille, la commission mixte paritaire « ne sera pas facile »

Après son adoption au Sénat avec 187 voix pour, et 109 contre, le projet de loi de finances va pouvoir poursuivre son parcours législatif en commission mixte paritaire vendredi. Pendant deux jours, sept députés et sept sénateurs tenteront de parvenir à un texte de compromis, pour faire atterrir le budget avant le 31 décembre. La tâche s’annonce complexe, même pour les plus optimistes.
Aglaée Marchand

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Sans surprise, la Chambre basse a adopté le projet de loi de finances à 187 voix pour. Le président du groupe Union centriste au Sénat voit dans les 48 abstentions et les 109 voix contre exprimées « un signe », « une forme de mise en garde et de mécontentement ». « Il faut en tenir compte », assure Hervé Marseille. Et d’ajouter : « La CMP [ndlr : commission mixte paritaire] ne sera pas facile », alors même que le chef de file du parti UDI se montrait plutôt optimiste, en fin de semaine dernière, projetant une potentielle issue positive de cette réunion entre sept sénateurs et sept députés.

Quant à l’option d’une loi spéciale, a priori incontournable en cas de non-accord en CMP pour parvenir à l’adoption d’un budget d’ici la fin de l’année, celle-ci viendrait contrecarrer la hausse des crédits prévus pour la défense : « Ce n’est pas sérieux, il faut qu’on trouve des solutions. On ne peut pas, à la fois, mettre le pays en garde contre les risques qui pèsent sur le pays et l’Europe, et en même temps, ne pas être en situation de pouvoir dote notre armée des besoins budgétaires qu’elle attend. Je pense que c’est un problème de responsabilité », poursuit le sénateur des Hauts-de-Seine.

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