Olivier Faure et Boris Vallaud (PS) à l'Assemblée nationale, le 2 décembre 2025 - Jacques Witt/SIPA
Budget : Sébastien Lecornu devrait annoncer la généralisation des repas universitaires à un euro
D’ici la fin de la journée, le Premier ministre présentera des pistes de compromis pour tenter de construire un accord sur le budget. Une dernière tentative pour convaincre le PS de ne pas censurer le gouvernement.
Dernière ligne droite pour le projet de loi de finances ? Après avoir annoncé la suspension des discussions à l’Assemblée nationale jeudi soir, l’exécutif est désormais attendu au tournant. D’ici mardi, le gouvernement doit dévoiler la voie alternative qu’il décidera d’emprunter pour doter la France d’un budget : 49-3 ou ordonnances ? Ce choix pourrait bien déterminer sa survie.
En attendant, Sébastien Lecornu planche sur des énièmes pistes de compromis. Son entourage a fait savoir qu’il s’exprimerait « en fin de journée depuis Matignon afin de présenter les éléments de fond pour construire le contenu d’un accord sur le projet de loi de finances pour l’année 2026 ». Première piste évoquée : la généralisation des repas universitaires à un euro pour tous les étudiants, une proposition chère aux socialistes. Car c’est bien du côté du PS, que le Premier ministre va tenter d’aller négocier un ultime accord de non-censure.
Tout pour éviter la censure
Si à ce stade, « rien n’est exclu », selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, les deux options restantes à Sébastien Lecornu ne sont autres que l’article 49-3 et l’article 47, ouvrant la voie aux ordonnances. Deux outils constitutionnels perçus comme des « passages en force » par ses opposants. En cas d’une éventuelle censure, l’exécutif a déjà agité la semaine dernière la menace d’une dissolution. Et sous-entendu que les élections législatives anticipées seraient organisées aux mêmes dates que les municipales. Une manière de mettre la pression sur le PS et les LR, pour que ceux-ci ne soient pas tentés de vouloir faire chuter le gouvernement. A suivre.
L’interruption samedi à Grenoble d’un concert de la DJ, Barbara Butch, par des manifestants pro-palestiniens et insoumis a conduit à la condamnation unanime des responsables politiques de tous bords y compris des élus de gauche qui appellent à une condamnation claire de cette action de part de la direction nationale de LFI.
Après son audition au Sénat, François-Noël Buffet deviendra le prochain Défenseur des droits. Les parlementaires ont entériné la candidature du sénateur du Rhône à 43 voix contre 39.
Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.