Bundestag: Philippot fait un parallèle avec son départ du FN dans les divergences entre Petry et l’AfD
Florian Philippot a fait un parallèle lundi entre son récent départ du Front national et la décision de Frauke Petry, l'une des...

Bundestag: Philippot fait un parallèle avec son départ du FN dans les divergences entre Petry et l’AfD

Florian Philippot a fait un parallèle lundi entre son récent départ du Front national et la décision de Frauke Petry, l'une des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Florian Philippot a fait un parallèle lundi entre son récent départ du Front national et la décision de Frauke Petry, l'une des principales dirigeantes du parti de droite nationaliste allemande AfD, de ne pas siéger avec la formation qui entre au Bundestag.

"La radicalité ne sert à rien, le départ de Frauke Petry dénonçant ces dérives le montre. Il faut bâtir un patriotisme clair et rassembleur" a plaidé sur Twitter Florian Philippot, qui a quitté le FN jeudi.

M. Philippot avait dénoncé le "retour en arrière terrible" idéologique du parti d'extrême droite dont il a été vice-président pendant cinq ans.

Mme Petry a annoncé lundi matin qu'elle ne siégerait pas avec l'AfD au Bundestag.

Elle entend ainsi protester contre la radicalisation du mouvement ces dernières semaines, qui a multiplié les attaques contre les migrants et les musulmans. Certains membres de l'AfD ont même prêché la fin de la repentance pour les crimes nazis.

Le parti de droite populiste est partagé entre un courant national-libéral, en perte de vitesse, et un autre identitaire et extrémiste, qui paraît avoir pris le dessus à l'occasion de la campagne électorale.

Son entrée au Bundestag a été saluée dimanche soir sur Twitter par Marine Le Pen. La dirigeante du FN a salué "un score historique". "C'est un nouveau symbole du réveil des peuples européens", ajoute-t-elle dans son tweet.

Dans un communiqué, l'eurodéputé Nicolas Bay, coprésident du groupe Europe des nations et des libertés, auquel appartiennent les eurodéputés FN et un des deux eurodéputés AfD au Parlement européen, a lui aussi adressé ses "plus chaleureuses félicitations pour ce résultat historique" de l'AfD "face à la délirante politique d'accueil des migrants" de la chancelière Angela Merkel.

Mme Le Pen et M. Bay avaient eu dimanche soir un message particulier pour Frauke Petry, coprésidente de l'AfD et "initiatrice" de l'alliance avec le FN.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le