Bure: le gouvernement ne veut plus voir « en France des lieux de non-droit »
Le ministre de l'Intérieur a indiqué jeudi que le gouvernement ne voulait plus voir "en France des lieux de non-droit", quelques...

Bure: le gouvernement ne veut plus voir « en France des lieux de non-droit »

Le ministre de l'Intérieur a indiqué jeudi que le gouvernement ne voulait plus voir "en France des lieux de non-droit", quelques...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Intérieur a indiqué jeudi que le gouvernement ne voulait plus voir "en France des lieux de non-droit", quelques heures après le début d'une opération d'évacuation des opposants au projet d'enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse).

"Nous ne voulons plus qu'il y ait en France des lieux qui soient des lieux de non-droit, et où donc on puisse s'installer en dehors de toute règle", a déclaré Gérard Collomb, en marge d'un déplacement à Lognes (Seine-et-Marne).

Interrogé sur l'évacuation menée depuis 06H15 au bois Lejuc à côté de Bure par quelque 500 gendarmes sur ce site de 221 hectares, il a précisé que cette opération avait été décidée "à la fin de la semaine dernière". "Les choses se passent plutôt calmement", a-t-il dit.

Le ministre a rappelé qu'une ordonnance avait été prise par le tribunal de Bar-le-Duc qui permettait "d'utiliser la force pour pourvoir expulser celles et ceux qui étaient présents indûment, donc nous avons fait exécuter ce matin cette mesure".

"Un certain nombre de personnes voulaient construire en dur au sein de ce bois, nous avons prévenu cette construction et fait en sorte que l'Andra (agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) puisse récupérer son bien", a indiqué Gérard Collomb.

"Il faut bien qu'un jour la loi soit respectée", a-t-il ajouté, précisant qu'une personne a été arrêtée pour avoir "lancé un cocktail Molotov sur les gendarmes".

Le ministre de l'Intérieur n'a toutefois pas voulu établir de parallèle avec la Zad de Notre-Dame-des-Landes, Zone d'aménagement différée rebaptisée "Zone à défendre" par les opposants au projet d'aéroport près de Nantes auquel le gouvernement a renoncé mi-janvier.

"C'est différent (de Notre-Dame-Des-Landes, NDLR), nous sommes sur un projet évidemment d'intérêt national : faire en sorte qu'on puisse traiter les déchets radioactifs (...) On ne peut pas laisser cette problématique à nos successeurs sans jamais la traiter", a-t-il expliqué.

"Il fallait agir, nous avons agi et, je crois, dans le calme, tout se passera bien sur Bure", a assuré M. Collomb.

Le bois Lejuc a été retenu par l'Andra pour l'installation des cheminées d'aération du projet Cigéo, visant à enfouir 500 m sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le