Business France: Pénicaud « incontestablement affaiblie », pour Ciotti
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est "incontestablement affaiblie", a estimé dimanche le député Eric Cotti (LR), après les révélations...

Business France: Pénicaud « incontestablement affaiblie », pour Ciotti

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est "incontestablement affaiblie", a estimé dimanche le député Eric Cotti (LR), après les révélations...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est "incontestablement affaiblie", a estimé dimanche le député Eric Cotti (LR), après les révélations du JDD selon lesquelles elle avait été briefée en amont dans l'affaire Business France.

"Elle va rentrer dans cette réforme (du Code du travail, ndlr) incontestablement affaiblie puisque j'imagine qu'à un moment ou un autre elle va devoir répondre à des questions", a affirmé M. Ciotti sur LCI/RTL/Le Figaro.

"Les révélations du JDD aujourd'hui sont assez claires: Madame Pénicaud, contrairement à ce qu'elle avait dit, était informée par ses collaborateurs qu'il y avait un problème notamment au regard des règles de la commande publique et des appels d'offre, et deux c'est que le cabinet de M. Macron était à la manoeuvre", a-t-il dit.

Il a déploré "un deux poids deux mesures" sur les affaires et que ces questions autour de Business France "viennent cinq mois plus tard", après les premières révélations intervenues avant l'élection présidentielle.

Selon le Journal du Dimanche, Mme Pénicaud avait été "briefée" en amont des difficultés d'ordre comptable que soulevait l'organisation d'une soirée en 2016 à Las Vegas autour d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, sur laquelle la justice enquête.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud, ancienne directrice générale de Business France, à Paris le 28 juin 2017
La ministre du Travail Muriel Pénicaud, ancienne directrice générale de Business France, à Paris le 28 juin 2017
AFP/Archives

Le JDD publie dimanche le fac similé d'un courriel daté du 11 décembre 2015 dans lequel la directrice de la communication de Business France (BF) écrit que "Muriel, briefée par nos soins, ne fait rien. Donc elle gèrera aussi quand la CdesC (Cour des comptes, ndlr) demandera des comptes à BF, ce ne sera pas faute d'avoir dit et redit".

Business France, agence publique dont Muriel Pénicaud était à l'époque directrice générale, est visée par une enquête pour violation présumée des règles de mise en concurrence.

Au centre de l'affaire: une soirée tenue le 6 janvier 2016 à Las Vegas, en plein Consumer Electronics Show (CES), grand-messe mondiale de l'innovation technologique, au cours de laquelle Emmanuel Macron avait rencontré des dirigeants de start-up françaises.

Cette semaine Libération a affirmé que la ministre a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation de cette soirée, un "contournement des règles" de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. Elle aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire, selon le quotidien.

"Il y a eu une erreur de procédure", a reconnu Mme Pénicaud mercredi sur RTL, avant de souligner avoir "immédiatement déclenché un audit, interne et externe".

Selon Le Canard Enchaîné, à l'origine des premières révélations, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France sans appel d'offres, aurait été de 381.759 euros.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
7min

Politique

Primaire socialiste : des jeux plus ouverts que prévu ?

Rassemblés à Blois pour leurs universités d’été, les socialistes s’apprêtent à départager les candidats pour trouver leur champion à l’élection présidentielle. Alors que l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann est favori sur le papier, le scrutin est encore ouvert. Le premier secrétaire socialiste Olivier Faure, qui devrait se déclarer candidat en septembre, pourrait surprendre.

Le

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le