La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est "incontestablement affaiblie", a estimé dimanche le député Eric Cotti (LR), après les révélations du JDD selon lesquelles elle avait été briefée en amont dans l'affaire Business France.
"Elle va rentrer dans cette réforme (du Code du travail, ndlr) incontestablement affaiblie puisque j'imagine qu'à un moment ou un autre elle va devoir répondre à des questions", a affirmé M. Ciotti sur LCI/RTL/Le Figaro.
"Les révélations du JDD aujourd'hui sont assez claires: Madame Pénicaud, contrairement à ce qu'elle avait dit, était informée par ses collaborateurs qu'il y avait un problème notamment au regard des règles de la commande publique et des appels d'offre, et deux c'est que le cabinet de M. Macron était à la manoeuvre", a-t-il dit.
Il a déploré "un deux poids deux mesures" sur les affaires et que ces questions autour de Business France "viennent cinq mois plus tard", après les premières révélations intervenues avant l'élection présidentielle.
Selon le Journal du Dimanche, Mme Pénicaud avait été "briefée" en amont des difficultés d'ordre comptable que soulevait l'organisation d'une soirée en 2016 à Las Vegas autour d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, sur laquelle la justice enquête.
La ministre du Travail Muriel Pénicaud, ancienne directrice générale de Business France, à Paris le 28 juin 2017
AFP/Archives
Le JDD publie dimanche le fac similé d'un courriel daté du 11 décembre 2015 dans lequel la directrice de la communication de Business France (BF) écrit que "Muriel, briefée par nos soins, ne fait rien. Donc elle gèrera aussi quand la CdesC (Cour des comptes, ndlr) demandera des comptes à BF, ce ne sera pas faute d'avoir dit et redit".
Business France, agence publique dont Muriel Pénicaud était à l'époque directrice générale, est visée par une enquête pour violation présumée des règles de mise en concurrence.
Au centre de l'affaire: une soirée tenue le 6 janvier 2016 à Las Vegas, en plein Consumer Electronics Show (CES), grand-messe mondiale de l'innovation technologique, au cours de laquelle Emmanuel Macron avait rencontré des dirigeants de start-up françaises.
Cette semaine Libération a affirmé que la ministre a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation de cette soirée, un "contournement des règles" de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. Elle aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire, selon le quotidien.
"Il y a eu une erreur de procédure", a reconnu Mme Pénicaud mercredi sur RTL, avant de souligner avoir "immédiatement déclenché un audit, interne et externe".
Selon Le Canard Enchaîné, à l'origine des premières révélations, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France sans appel d'offres, aurait été de 381.759 euros.
Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.
Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.
Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.
Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.