Buzyn pour « une tarification au parcours de soins », y compris en médecine de ville
Agnès Buzyn a indiqué lundi vouloir "aller vers une tarification à la qualité et au parcours de soins, y compris en médecine de...

Buzyn pour « une tarification au parcours de soins », y compris en médecine de ville

Agnès Buzyn a indiqué lundi vouloir "aller vers une tarification à la qualité et au parcours de soins, y compris en médecine de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Agnès Buzyn a indiqué lundi vouloir "aller vers une tarification à la qualité et au parcours de soins, y compris en médecine de ville, c'est-à-dire (...) ne pas continuer à financer la totalité des actes en ville", notamment pour les soins des maladies chroniques.

"Aujourd'hui, nous tarifons des actes, quelle que soit leur intérêt pour le malade. Ce qui est utile aux malades, y compris en médecine de ville, ça va être donc des tarifications par parcours où les professionnels de ville ou de l'hôpital vont avoir chacun une part de cette rémunération", a expliqué la ministre de la Santé dans L'Épreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l'AFP, Les Echos et Radio classique.

Interrogée sur la conséquence d'une telle réforme, qui pourrait aboutir à la fin du paiement à l'acte chez le médecin généraliste, Mme Buzyn s'en est défendu, en rappelant que "le paiement à l'acte est utile pour toutes les consultations aigües", par exemple "quand vous avez la grippe".

"Mais chez quelqu'un qui a un diabète, qui va vivre avec son diabète vingt ans, dont on sait que chaque année, il doit avoir x consultations, x examens de sang, une consultation chez un podologue, chez un cardiologue, chez un ophtalmo, on peut imaginer tarifer au parcours, par exemple sur les maladies chroniques", a-t-elle ajouté.

"Nous avons prévu de commencer sur les ALD (affections de longue durée, ndlr) et il n'est évidemment pas question de revenir complètement sur le paiement à l'acte, nous savons à quel point les médecins (y) sont attachés".

Selon Mme Buzyn, une telle réforme "éviterait des disparités de pratique, parce qu'on voit que, d'un territoire à l'autre, on a quatre fois plus de césariennes dans une région que dans une autre, trois fois plus de retrait des amygdales dans une région: on se rend bien compte que ces disparités pratiques cachent quelque part des inégalités d'accès aux soins".

Agnès Buzyn a par ailleurs indiqué que "ces réformes ne se feront pas sans les médecins". "C'est à eux de déterminer ce qui est un parcours de qualité pour un malade, ça n'est pas à l'administration de choisir comment soigner un diabétique", a-t-elle encore précisé.

Partager cet article

Dans la même thématique

EU–Italy-Migrants-Court
5min

Politique

Centres de migrants à l’étranger, expulsions, détention… que contient le nouvel accord de l’UE sur le durcissement de sa politique migratoire ?

Les députés européens et les États membres ont abouti ce lundi à un compromis sur un durcissement inédit des règles migratoires de l’UE, symbolisé par l’autorisation des centres de migrants délocalisés hors du continent. L’accord prévoit aussi de faciliter les expulsions, deux après le vote du Pacte Asile et Migration, que la France n’a toujours pas transposé dans sa loi.

Le

Buzyn pour « une tarification au parcours de soins », y compris en médecine de ville
3min

Politique

Défense : la loi de programmation militaire « nécessaire » pour se préparer au mieux à « la possibilité d’un choc », affirme le général Olivier Kempf 

Invité de la matinale de Public Sénat, le général Olivier Kempf, a détaillé les priorités auxquelles la loi de programmation militaire tente de répondre. Ce dernier y voit un renforcement des capacités françaises jugé impératif pour répondre aux évolutions géostratégiques du monde contemporain.

Le

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le