« C’est la fin d’une histoire » pour le PS, juge Valls
L'ancien Premier ministre Manuel Valls s'est dit "triste" lundi pour le PS, éliminé au premier tour de la présidentielle, jugeant...

« C’est la fin d’une histoire » pour le PS, juge Valls

L'ancien Premier ministre Manuel Valls s'est dit "triste" lundi pour le PS, éliminé au premier tour de la présidentielle, jugeant...
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L'ancien Premier ministre Manuel Valls s'est dit "triste" lundi pour le PS, éliminé au premier tour de la présidentielle, jugeant sur France Inter que "c'est la fin d'une histoire".

Manuel Valls, qui a appelé à voter dès dimanche soir pour Emmanuel Macron au second tour, a estimé lundi que Marine Le Pen "fera plus de 10 millions de voix, sans doute, dans 15 jours".

L'ex-Premier ministre, qui avait soutenu le candidat d'En Marche! dès le premier tour malgré son engagement initial de soutenir Benoît Hamon, s'est dit "satisfait bien sûr" de son score "parce que incontestablement il représente un changement et une espérance". Mais "aussi en même temps triste, triste pour le PS, pour son histoire, ses valeurs, ce qu'il a fait au gouvernement".

"Incontestablement c'est la fin d'un cycle, c'est la fin d'une histoire", a-t-il analysé. "Nous sommes dans une phase de décomposition, de démolition, de déconstruction, moi j'aimerais qu'on soit, mais c'est sans doute un peu tôt, dans une phase de reconstruction".

"Nous avons laissé les divisions se faire en notre sein", a-t-il regretté. "Ceux qui ne partagent pas les mêmes idées, ceux qui sont en désaccord, notamment sur l'Europe, sur l'économie, sur l'entreprise, sur les questions de sécurité, peuvent-ils encore être dans la même famille politique? Personnellement je ne le crois pas. Donc doit venir le temps enfin de la clarification, mais cette absence de clarification nous la payons au prix fort".

M. Valls a indiqué ne pas avoir "de regret" d'avoir soutenu Emmanuel Macron, "parce que comme d'habitude j'ai assumé mes responsabilités". "Et quand on mène une campagne qui n'est pas une campagne centrale, quand on mène au fond une campagne d'extrême gauche ou de gauche de la gauche, on récolte tout simplement les fruits de cette campagne", a-t-il lancé à l'adresse de Benoît Hamon.

Selon lui, Emmanuel Macron "a une responsabilité majeure, qui est de rassembler pour demain gouverner".

Manuel Valls s'est aussi dit "convaincu que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon vont se mobiliser pour le 7 mai prochain en faveur d'Emmanuel Macron". "J'espère que Jean-Luc Mélenchon reviendra à une position qui ne sera pas dictée uniquement par l'amertume", a-t-il ajouté.

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