« C’est un budget de droite », critique la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie
La nouvelle sénatrice socialiste de Paris a dénoncé sur Public Sénat un « budget pour les très favorisés » et a pointé dans les récentes annonces du gouvernement des « fautes politiques ».

« C’est un budget de droite », critique la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie

La nouvelle sénatrice socialiste de Paris a dénoncé sur Public Sénat un « budget pour les très favorisés » et a pointé dans les récentes annonces du gouvernement des « fautes politiques ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Numéro deux de la liste, elle fait partie des quatre sénateurs socialistes élus dans la capitale dimanche. Invitée de Territoires d’Infos, émission réalisée en partenariat avec les Indés Radios, Marie-Pierre de la Gontrie a réagi à la présentation du budget 2018 du gouvernement. « On voit bien […] que peu à peu c’est un budget classiquement de droite », a déclaré la sénatrice.

D’après elle, il y a des « petits signes » qui le prouvent, des « petits signes » qu’elle qualifie de « fautes politiques », comme la baisse des aides au logement et « l’affaire de la CSG pour les retraités ».

Faisant le tour de l’actualité, la sénatrice a constaté que le gouvernement n’avait cessé de créer du mécontentement cette semaine :

« En quelques, jours il s’est mis à dos les présidents de région et les présidents de départements, qui ne sont pas des grands excités, le monde HLM, les retraités…  Agréger les gens qui ne vous soutiennent pas, ça devient très compliqué. »

La réforme de l’ISF, « un gros problème politique »

L’élue parisienne a également insisté sur la réforme de l’ISF, « un gros problème politique », selon elle. « Supprimer du champ de l’ISF tout ce qui est valeurs mobilières, les actions etc., mais aussi, et c’est vrai l’illustration est rude, les yachts, les avions, les lingots d’or » donne l’impression d’un budget conçu « pour les très favorisés, incontestablement ».

Il n’a d’ailleurs pas échappé à Marie-Pierre de la Gontrie que le rapporteur général du Budget (LREM) à la Commission des finances de l'Assemblée nationale, Joël Giraud, « envisageait de faire déjà des modifications sur ce sujet ».

Au Sénat, Julien Bargeton (LREM) ne ferme pas la porte à une « réintégration des signes extérieurs de richesse » dans le calcul de l'ISF.

Partager cet article

Dans la même thématique

« C’est un budget de droite », critique la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le