« Ça va mal dans le monde du logement social », alerte Marc-Philippe Daubresse
Le sénateur LR du Nord considère que la question de la gouvernance sera déterminante pour enrayer la crise que traversent les bailleurs sociaux. Alors que la conférence de consensus sur le logement livre ses conclusions, l’ancien ministre estime que le regroupement d’organismes devra suivre une logique territoriale.

« Ça va mal dans le monde du logement social », alerte Marc-Philippe Daubresse

Le sénateur LR du Nord considère que la question de la gouvernance sera déterminante pour enrayer la crise que traversent les bailleurs sociaux. Alors que la conférence de consensus sur le logement livre ses conclusions, l’ancien ministre estime que le regroupement d’organismes devra suivre une logique territoriale.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La production de logements sociaux est en chute. Sur le plateau de Sénat 360, l’ancien ministre du Logement, Marc-Philippe Daubresse cite notamment les derniers chiffres pour l’Île-de-France : de 2016 à 2017, le nombre de logements sociaux agréés a baissé de 17%, rappelle-t-il. « Ça va mal dans le logement social », constate-t-il, indiquant que le futur projet de loi sur le logement « accélérera » ou « décèlera » cette trajectoire.

Alors qu’une conférence de consensus sur le logement va livrer ses conclusions ce jeudi au Sénat, le sénateur du Nord résume sa pensée dans le regroupement d’organismes HLM qui va s’opérer. « Le mot-clé, c’est territoires » :

« Si vous faites une réforme qui réduit le nombre d’organismes HLM de manière territoriale, vous ferez une bonne réforme. Si vous faites une réforme qui fait une massification financière –  c’est-à-dire des logiques de concentration de capital avec une SA de HLM de Lille qui va en acheter une autre d’Angoulême ou d’Avignon – vous ferez une mauvaise réforme ».

Pour Marc-Philippe Daubresse, la question de la « gouvernance » sera centrale pour dégager un choc de l’offre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Exclusive Olivier Faure with staff at the Socialist Party s summer university
7min

Politique

Retraite à 62 ans, 900 euros de plus pour les bas salaires, économies réduites à 21 milliards d’euros : « L’autre chemin » du PS pour le budget

Le Parti socialiste a présenté, lors de son université d’été à Blois, ses contre-propositions budgétaires. Entre hausse d’impôts pour les très riches et baisse des aides aux entreprises, le PS veut étaler l’effort de réduction du déficit. En cas de nomination à Matignon d’un premier ministre de gauche, Olivier Faure espère pouvoir passer des compromis pour adopter ce budget. Et si Emmanuel Macron lui proposait, on comprend qu'il ne dirait pas « non »...

Le

« Ça va mal dans le monde du logement social », alerte Marc-Philippe Daubresse
7min

Politique

A Blois, le PS d’Olivier Faure « prêt » à entrer à Matignon

La rentrée politique des socialistes s’est transformée en démonstration de l’unité de la gauche, hors LFI, avec qui la rupture est consommée. « Nous sommes volontaires pour être les suivants », a lancé le numéro 1 du PS, Olivier Faure. « Maintenant, il doit nous laisser nous y coller. Ça, c’est la responsabilité d’Emmanuel Macron », demande la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier.

Le

SIPA_01165078_000044
6min

Politique

Municipales à Paris : après l’investiture de Rachida Dati, le dilemme de Renaissance

Les Républicains ont évité une guerre fratricide, en soutenant officiellement la candidature de Rachida Dati aux municipales à Paris en mars prochain. La liste de la ministre de la Culture devra comporter une majorité de candidats LR de quoi laisser ouverte l’hypothèse d’une liste d’union avec les macronistes parisiens, qui ne se bousculent pas pour apporter leur soutien à la maire du VII arrondissement de Paris.

Le