« Cabinet noir »: Sapin dément avoir reçu et transmis des informations de Tracfin
Le ministre de l'Economie Michel Sapin a nié vendredi avoir reçu ou transmis des informations à un quelconque "cabinet noir",...

« Cabinet noir »: Sapin dément avoir reçu et transmis des informations de Tracfin

Le ministre de l'Economie Michel Sapin a nié vendredi avoir reçu ou transmis des informations à un quelconque "cabinet noir",...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Economie Michel Sapin a nié vendredi avoir reçu ou transmis des informations à un quelconque "cabinet noir", rejetant les accusations portées par François Fillon sur de présumées fuites émanant de l'Elysée sur ses affaires judiciaires.

"Il n'y a pas de cabinet noir, il n'y a pas d'informations transmises au ministre des Finances et il n'y a pas d'informations transmises par le ministre des Finances à telle ou telle autorité de l'Etat", a martelé M. Sapin en marge d'une conférence de presse.

"Jamais Tracfin ne communique ni à Christian Eckert (secrétaire d'Etat au Budget, ndlr) ni à moi-même, ni à toute autre autorité publique des informations sur la situation des personnes", a-t-il ajouté, invitant sans le nommer François Fillon à "respecter les organismes qui sont au service de l'Etat".

Selon le ministre, le service de renseignement financier Tracfin, chargé de lutter contre le blanchiment d'argent et contre le financement du terrorisme, "ne s'intéresse pas à ce type de sujet" et "travaille uniquement sur des déclarations de soupçon".

"Jamais Tracfin ne nous a communiqué une information, je ne sais pas moi, sur le contenu d'un contrat entre telle ou telle personne, ou sur le prix d'un achat, même payé par quelqu'un d'autre que son destinataire", a-t-il détaillé, en référence aux accusations sur les costumes de luxe de François Fillon et sur sa société 2F conseil.

François Fillon, mis en examen notamment pour détournement de fonds publics et recel et complicité d'abus de biens sociaux, a accusé jeudi soir François Hollande d'organiser, à la tête d'un "cabinet noir", les fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires.

Le chef de l'Etat a dénoncé en retour des "allégations mensongères".

François Fillon a dit s'appuyer pour ses accusations sur un ouvrage écrit par trois journalistes, Didier Hassoux, Christophe Labbé et Olivia Recasens ("Bienvenue Place Beauvau, Police: les secrets inavouables d'un quinquennat"), dont l'hebdomadaire Valeurs actuelles a publié plusieurs extraits.

"Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable", citant d'abord Tracfin, "le service de renseignement de Bercy, ministère piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans du Président".

"La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble ultra-sécurisé du 9e arrondissement de Paris", ajoute l'ouvrage.

Des éléments que Michel Sapin a tenu à corriger.

"Je ne suis pas ministre des Finances depuis cinq ans" et "Tracfin n'est pas localisé dans le IXème arrondissement. Donc ces faits sont factuellement inexacts, ce qui me laisse penser que l'enquête n'a pas été tout à fait à la hauteur de la réputation de certains de ces journalistes", a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Cabinet noir »: Sapin dément avoir reçu et transmis des informations de Tracfin
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

« Cabinet noir »: Sapin dément avoir reçu et transmis des informations de Tracfin
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le