L’hémicycle du Sénat
Credit:STEPHANE DUPRAT/SIPA/2303082137

Cabinets de conseil : la proposition de loi de retour au Sénat en mai, ses auteurs veulent restaurer l’ambition initiale

La proposition de loi, sur l’encadrement de l'intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques, a été inscrite à l’agenda du Sénat le 28 mai. Ses auteurs, qui avait mené les débats de la commission d’enquête à l’origine du texte, appellent à « revenir sur les reculs » opérés à l’Assemblée nationale.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

On connaît désormais la date de la deuxième lecture de la proposition de loi pour mieux encadrer le recours par l’État aux cabinets de conseil. La Conférence des présidents du Sénat l’a inscrite à l’agenda, pour un examen en séance le mardi 28 mai. Le texte transpartisan, né au Sénat des conclusions d’une retentissante commission d’enquête du début de l’année 2022, était revenu de l’Assemblée nationale dans une version affaiblie par rapport à sa version initiale, au grand dam de ses auteurs.

Dans un communiqué publié dans la soirée, l’ancien président de la commission d’enquête Arnaud Bazin (LR) et l’ancienne rapporteure de la commission d’enquête Éliane Assassi (PCF) voient cette deuxième lecture comme une opportunité de « revenir sur les reculs constatés à l’Assemblée nationale » : « Reculs sur la transparence des prestations de conseil, pour les citoyens et les agents publics, reculs sur les obligations déontologiques des consultants et reculs sur l’encadrement des prestations ».

L’ancien duo appelle à « rétablir l’ambition » l’ambition de la proposition de loi sénatoriale, adoptée à l’unanimité le 18 octobre 2022. « Le texte doit être à la hauteur des constats alarmants de la commission d’enquête du Sénat et la Cour des comptes », insistent-ils.

Le sénateur du Val-d’Oise et son ancienne collègue de Seine-Saint-Denis épinglent au passage l’annonce de la création d’une agence de conseil interne par le gouvernement, qu’ils considèrent être une « énième diversion du gouvernement ». « Cette nouvelle structure ne fait que reprendre les compétences de la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), sans aucun changement de fond », écrivent-ils.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Sénatoriales 2026 : 37 sénateurs ont été élus ou réélus au premier tour
3min

Politique

Sénatoriales 2026 : 37 sénateurs ont été élus ou réélus au premier tour

Plus de la moitié des mandats remis en jeu dans les départements au scrutin majoritaire – les moins peuplés – a déjà été renouvelée à l’issue du premier tour ce 27 septembre. Il s’agit pour la plus grande partie d’entre eux de sortants, notamment de la majorité LR-centristes.

Le

Cabinets de conseil : la proposition de loi de retour au Sénat en mai, ses auteurs veulent restaurer l’ambition initiale
2min

Politique

« Le doute est une vulnérabilité mais aussi une grande force », Julia De Funès

C’est une philosophe en quête de liberté. Dans une époque où le débat se déroule à coup d’avis tranchés sur les réseaux sociaux, elle place le doute et l’utilisation du langage comme des outils démocratiques essentiels. Une réflexion qu'elle développe dans son dernier livre Pensées Distinguées (Ed. L’Observatoire). Julia De Funès est cette semaine, l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le