Calédonie: Retailleau pour un « non, clair et net » à l’indépendance
Bruno Retailleau, chef du groupe LR au Sénat, s'est prononcé "clairement" vendredi à Nouméa pour le "non" à l'indépendance de la...

Calédonie: Retailleau pour un « non, clair et net » à l’indépendance

Bruno Retailleau, chef du groupe LR au Sénat, s'est prononcé "clairement" vendredi à Nouméa pour le "non" à l'indépendance de la...
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Bruno Retailleau, chef du groupe LR au Sénat, s'est prononcé "clairement" vendredi à Nouméa pour le "non" à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie où a lieu un référendum d'autodétermination le 4 novembre, brandissant "le risque de tomber sous la coupe chinoise".

"Le référendum est un rendez-vous historique, il faut un vote massif +Non+, clair et net, le plus large possible. Imaginez que ce soit couci-couça ce serait terrible", a déclaré à la presse M.Retailleau, qui achevait un déplacement de quatre jours dans l'archipel.

"L'indépendance, c'est le laissez-passer pour les ingérences et au final pour la dépendance. Demain, une Nouvelle-Calédonie qui choisirait le +oui+ tomberait sous la coupe chinoise", a-t-il ajouté, en référence à l'influence grandissante de la Chine dans le Pacifique insulaire.

Accompagné de deux sénateurs LR, Sophie Primas et Mathieu Darnaud, Bruno Retailleau a rencontré les différents acteurs politiques, économiques et sociaux de Nouvelle-Calédonie et a tenu jeudi soir une réunion publique.

A moins de six mois du référendum, le sénateur de Vendée a estimé "qu'on ne pouvait pas rester neutre" dans ce scrutin, en allusion au discours le 5 mai à Nouméa d'Emmanuel Macron, qui n'avait pas souhaité "prendre parti" mais avait dit que "sans la Nouvelle-Calédonie, la France ne serait pas la même".

"Ni le président de la République, ni le Premier ministre (...) ne peuvent se contenter de jouer les messieurs bons offices, se limiter à un rôle de greffier", a-t-il asséné. Il a toutefois estimé qu'il n'y avait pas de "faute" du président de la République" alors qu'il était interrogé sur les propos du député LR Eric Ciotti, qui avait qualifié "de faute majeure" le positionnement du chef de l'Etat sur le référendum calédonien.

Dans le cadre de l'accord de Nouméa (1998), qui a instauré un processus de décolonisation progressif, les habitants du Caillou seront appelés le 4 novembre à répondre à cette question: "Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante?"

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