Politique
A une large majorité, les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur la simplification de la vie économique. Contre la volonté du gouvernement, le texte supprime les zones à faibles émissions.
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Par Public Sénat
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Jean-Christophe Cambadélis, ex- premier secrétaire du PS, a affirmé dimanche que la méthode de Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise (LFI), ne permettait "pas de construire l'alternative" à la politique d'Emmanuel Macron.
"Jean-Luc Mélenchon veut être l'homme de la contestation, le parti socialiste doit être le parti de l'alternative", a affirmé M. Cambadélis lors du Forum Radio J. "Je respecte la colère des Insoumis mais cette colère ne peut pas être unilatérale, c'est-à-dire qu'elle ne peut pas être captée de manière unilatérale par Jean-Luc Mélenchon".
Ce dernier "n'est qu'une partie de l'ensemble de la gauche et du pays, donc, aujourd'hui la question qui est posée, c'est celle de l'alternative et cette alternative a besoin de l'unité. Quand Jean-Luc Mélenchon dit +allons sur les Champs Élysées, suivez-moi, syndicats, partis, etc+, je dis que c'est une méthode unilatérale".
C'est "une méthode qui ne permet pas de construire l'alternative, une méthode d'ailleurs, par ses excès, qui satisfait parfaitement Emmanuel Macron, qui a décidé d'en faire l'épouvantail à moineaux de son quinquennat", a-t-il insisté.
Selon M. Cambadélis, "c'est évident" que Mélenchon sert Macron. "A partir du moment où il a refusé, au soir du premier tour, de faire un pas vers l'unité des forces de gauche pour essayer d'imposer une cohabitation, mais a cherché à faire battre le Parti socialiste et le Parti communiste, sans parler des Écologistes, il a rendu service à Emmanuel Macron".
"Les Insoumis ne veulent pas considérer la gauche comme une force plurielle, mais estiment qu'ils sont les représentants du peuple", a-t-il regretté, estimant que "si Jean-Luc Mélenchon poursuit cette orientation, les gens s'en détacheront".