Cambadélis: les départs de Valls et Hamon favorisent le chantier de « refondation idéologique » du PS
Les départs de Manuel Valls et de Benoît Hamon, "clarification par le vide", favorisent le chantier de "refondation idéologique"...

Cambadélis: les départs de Valls et Hamon favorisent le chantier de « refondation idéologique » du PS

Les départs de Manuel Valls et de Benoît Hamon, "clarification par le vide", favorisent le chantier de "refondation idéologique"...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les départs de Manuel Valls et de Benoît Hamon, "clarification par le vide", favorisent le chantier de "refondation idéologique" du PS, estime le premier secrétaire sortant Jean-Christophe Cambadélis, qui qualifie également son bilan à la tête du parti d'"entravé".

A quelques heures d'un Conseil national, M. Cambadélis, selon lequel le PS est "fortement affaibli" mais "pas effondré", confirme dans un entretien au Monde que va être désignée pour piloter le Parti socialiste une "direction extrêmement resserrée" provisoire de "14 membres".

Il n'y aura pas de partisans de Benoît Hamon, "dans un moment incertain, où quelques-uns ont décidé de le suivre et d’autres pas", ajoute-t-il, excluant toute "double appartenance" au PS et au Mouvement du 1er juillet de l'ex-candidat à la présidentielle.

A ses yeux, la "clarification par le vide" du "double départ" du PS de Manuel Valls et de Benoît Hamon "offre une opportunité de définir une ligne claire", car "la refondation idéologique est nécessaire", à l'image du débat "aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni".

Une feuille de route, "élaborée durant l’été et présentée devant un séminaire des directions (parlementaires, bureau national et premiers fédéraux) dans le dernier week-end d’août", sera "votée par les militants la deuxième semaine de septembre", détaille-t-il.

Pour le congrès, le premier secrétaire préconise "février 2018, ni trop tôt ni trop tard", pour "trancher les problèmes importants", sur la ligne politique, "entre l’opposition frontale de La France insoumise et la subordination totale à LRM", sur la question européenne, sur l'organisation.

"Symboliquement, je suis davantage pour quitter Solférino que de quitter le terme +socialiste+", glisse-t-il, appelant à "muter" et trouvant ainsi qu'"il vaut mieux des portails Internet dans chaque section que des locaux".

Il épingle à plusieurs reprises Benoît Hamon, comme pour son comportement pendant la campagne ou son départ. "Son chemin, c'est une partie de la jeunesse et l’alliance avec Yannick Jadot et Cécile Duflot. Mais ça ne fait pas un PS refondé, c’est un gros PSU [Parti socialiste unifié]. Il est en train de refonder Europe Ecologie-Les Verts", grince M. Cambadélis.

Interrogé sur son bilan à la tête du PS, le premier secrétaire le qualifie de "bilan entravé", par "l’état du pays à notre arrivée, par les pesanteurs de l’appareil, par la compétition pour la future présidentielle" ou "le retard pris dans la reformulation des socialistes, qui se sont endormis sur leurs lauriers puis se sont affaissés et divisés".

Et Manuel Valls et Benoît Hamon "sont à l’image de ce qu’il nous est collectivement arrivé : des démarches individualistes et des stratégies personnelles", selon l'ancien député.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : pourquoi l’idée du gouvernement d’instaurer un principe « casseur/payeur » risque d’être censurée par le Conseil constitutionnel ?

Après les violences et dégradations commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement va présenter un projet de loi « visant à faire assumer directement aux auteurs, le coût des déclarations commises dans l’espace public ». Un principe du « casseur-payeur » déjà inscrit dans le texte « anti casseurs » de Bruno Retailleau avant d’être modifié avant son adoption finale en raison d’un risque d’inconstitutionnalité.

Le

photo glucksmann
8min

Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne

REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.

Le