Cambadélis (PS): Menacé d’exclusion du PS, Valls « ne facilite pas le boulot »
Manuel Valls "ne facilite pas le boulot" de la commission des conflits, saisie de son cas début avril pour une éventuelle...

Cambadélis (PS): Menacé d’exclusion du PS, Valls « ne facilite pas le boulot »

Manuel Valls "ne facilite pas le boulot" de la commission des conflits, saisie de son cas début avril pour une éventuelle...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Manuel Valls "ne facilite pas le boulot" de la commission des conflits, saisie de son cas début avril pour une éventuelle exclusion du PS après son soutien à Emmanuel Macron, a estimé mercredi le patron du parti Jean-Christophe Cambadélis sur Beur FM.

"Je ne veux pas peser sur la commission des conflits, elle va prendre sa décision en toute indépendance mais force est de constater qu'il (Manuel Valls, ndlr) ne facilite pas le boulot" en annonçant vouloir briguer l'investiture (aux législatives) du mouvement de M. Macron, a affirmé le premier secrétaire, interrogé sur une possible exclusion de l'ancien Premier ministre.

"Il y a une procédure en cours. C'est-à-dire qu'il est devant la commission des conflits qui va rendre son avis dans quelques jours ou quelques semaines. Il est déferré devant la commission des conflits", a affirmé M. Cambadélis sur Beur FM.

"Il va être confronté à un problème très simple: il veut aller dans La République en marche (le mouvement présidentiel de M. Macron, ndlr) et La République en marche ne le veut pas. Donc à la fin, il va se retrouver sans soutien", a-t-il poursuivi.

Jean-Christophe Cambadélis avait déjà souligné mardi qu'il était "impossible" à Manuel Valls d'avoir à la fois sa carte d'adhérent au PS et de briguer l'investiture En Marche! aux législatives comme l'ancien Premier ministre l'avait annoncé.

Dans la soirée, sur CNews, M. Cambadélis a souligné, comme l'avait fait plus tôt son entourage, que la procédure concernant l'ancien Premier ministre n'était pas nouvelle, affirmant que "rien n'a changé", alors que plusieurs médias avaient rapporté sur la base de ses propos qu'une procédure d'exclusion venait d'être ouverte.

Le 6 avril, il avait saisi la commission des conflits du parti pour étudier le cas des élus apportant leur soutien à un autre candidat à la présidentielle que Benoît Hamon, comme M. Valls.

Cette commission ne s'est pas encore prononcée.

"Au Parti socialiste, ce n'est pas comme au Front national, chez Macron ou chez Mélenchon. Ce n'est pas le chef qui décide le matin" qui est exclu, a affirmé M. Cambadélis.

"C'est un ancien Premier ministre que l'on renvoie devant la commission des conflits!", a-t-il souligné.

Sur CNews, le numéro un du PS a aussi estimé que l'ancien Premier ministre n'était pas humilié par son parti mais avait été "un peu humilié par En Marche! qui se comporte là d'une manière un peu étonnante", en indiquant qu'il ne remplit pas les conditions pour être investi.

Invité à évaluer le nombre de députés socialistes sollicitant l'investiture du parti du président élu, M. Cambadélis a aussi estimé qu'il y en avait "très, très peu, une poignée". Moins de dix? "Oh, oui", a-t-il répondu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
9min

Politique

Sénatoriales : après sa percée aux municipales, LFI espère faire son « entrée au Sénat »

Pour les sénatoriales de septembre 2026, LFI mise principalement sur le Rhône, après plusieurs victoires aux municipales. « On sera incontournables dans un grand nombre de départements », prévient le député Paul Vannier, responsable des élections de LFI, « pas fermé » à des discussions avec Les Ecologistes. Mais les principales chances de faire élire des sénateurs LFI seront lors du scrutin de 2029. Explications.

Le

The aerial surveillance programme of bathing littoral waters in the Alpes Maritimes France
5min

Politique

Le sénateur Henri Leroy quitte Les Républicains pour rallier Éric Ciotti : « Je n’ai plus rien à attendre d’un parti qui a pactisé avec Emmanuel Macron »

Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.

Le

HOTEL DE VILLE PARIS
3min

Politique

Installation des conseils municipaux : comment ça marche ?

Pour les communes qui ont élu leur maire au second tour, l’installation des nouveaux conseils municipaux se déroulera de vendredi à dimanche selon les villes. Nice, Paris, Le Havre, Bordeaux, Lyon ou encore le Havre… On fait le point sur les règles de fonctionnement.

Le