Cambadélis veut mettre le « précariat » à l’agenda de 2017
Jean-Christophe Cambadélis publie samedi un opuscule, "Brissy-sous-Bois ou les oubliés de la République", dont l'objectif est de...

Cambadélis veut mettre le « précariat » à l’agenda de 2017

Jean-Christophe Cambadélis publie samedi un opuscule, "Brissy-sous-Bois ou les oubliés de la République", dont l'objectif est de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Christophe Cambadélis publie samedi un opuscule, "Brissy-sous-Bois ou les oubliés de la République", dont l'objectif est de mettre la question du "précariat" au coeur du prochain quinquennat, et qui est aussi l'occasion pour le premier secrétaire du PS de quelques critiques vis-à-vis de son camp.

Pour M. Cambadélis, qui avait déjà mis ce sujet dans le débat public au sortir des régionales, le prochain quinquennat doit faire "de la question du précariat la question centrale".

Une question qui selon le député de Paris a trop tendance à déserter l'agenda politico-médiatique. "Ne cherchez pas Brissy-sous-Bois. Brissy-sous-Bous n'existe pas. J'ai choisi ce titre pour illustrer précisément tous ces destins brisés dont on ne parle jamais, comme s'ils n'existaient pas", dit l'incipit.

Au fil de son ouvrage d'une soixantaine de pages, il en décrit différentes facettes -précarité du logement, de l'emploi, sanitaire, culturelle-, entremêlant statistiques et témoignages d'acteurs engagés dans la lutte contre ces maux sociaux.

Le dernier chapitre permet au premier secrétaire d'esquisser quelques pistes programmatiques. Il prône ainsi "des parcours professionnels sécurisés, une production de logements adaptés aux temps de la vie, l'offre de services publics adaptés aux rythmes de la vie, un droit au voyage pour les jeunes et (...) le soutien au bénévolat et à la vie associative".

Dans son diagnostic, M. Cambadélis ne se montre pas forcément tendre à l'égard des siens. Il regrette ainsi une "économisation de la pensée politique", jusqu'au "sein même de la gauche, où toute l'attention a porté ces dernières années sur le sujet de la compétitivité, au prix de la relégation de la question du précariat".

"La gauche doute et se cherche depuis de nombreuses années", reconnaît-il un peu plus loin. Ou encore: "certains aspects de notre bilan peuvent nous rendre fiers, mais la réalité doit nous rendre humble car l'essentiel reste à faire". Et dans la conclusion: "disons le d'emblée, (la gauche) n'a sans doute pas fait assez" depuis 2012.

M. Cambadélis n'oublie pas de réserver quelques formules choc à la droite, qualifiant par exemple la candidat Les Républicains François Fillon de "Trump triste", qui "dit se situer dans le camp républicain" mais dont le programme "ne l'est pas".

"L'année prochaine, si par malheur la gauche était éliminée dès le premier tour, on a du mal à imaginer pourquoi Marine Le Pen ne l'emporterait pas, tellement le programme social et économique de François Fillon est effrayant pour nos compatriotes", prévient-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le