Campagne polémique du Conseil de l’Europe : Blanquer estime que « l’incident n’est pas clos »
En marge d’une audition au Sénat, le ministre de l’Education a condamné la vidéo en faveur des femmes musulmanes portant le voile, lancée sur les réseaux par le Conseil de l’Europe. Il y voit une forme d’entrisme de la part « de structures qui ne vont pas dans le sens des valeurs de la République ».

Campagne polémique du Conseil de l’Europe : Blanquer estime que « l’incident n’est pas clos »

En marge d’une audition au Sénat, le ministre de l’Education a condamné la vidéo en faveur des femmes musulmanes portant le voile, lancée sur les réseaux par le Conseil de l’Europe. Il y voit une forme d’entrisme de la part « de structures qui ne vont pas dans le sens des valeurs de la République ».
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

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D’un côté du visage, la tête est nue, de l’autre, elle est couverte d’une voile. Le montage que l’on voit sur la vidéo lancée par le Conseil de l’Europe montre une femme souriante avec un message : « Beauty is in diversity as freedom is in hijab. » (La beauté se trouve dans la diversité comme la liberté dans le hijab).

La vidéo diffusée notamment sur Twitter a créé un tollé dans la classe politique française, au point que le Conseil de l’Europe a retiré la vidéo des réseaux sociaux (lire notre article).

Auditionné sur le budget pour 2022, Jean-Michel Blanquer a condamné « une campagne inacceptable du Conseil de l’Europe ». Présente à ses côtés, Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, s’était également exprimée défavorablement à ce sujet. Elle précisait hier que la désapprobation de la France était à l’origine du retrait de cette campagne. Une prise de position qui lui a attiré les compliments des sénateurs.

« Des structures qui ne vont pas dans le sens des valeurs de la République réussissent à s’insinuer dans des institutions parmi les plus importantes »

« L’incident n’est pas clos », pour le ministre de l’Education qui considère cette campagne révèle « le fait que des structures qui ne vont pas dans le sens des valeurs de la République réussissent à s’insinuer dans des institutions parmi les plus importantes ».

La secrétaire générale du Conseil de l’Europe, Marija Pejcinovic Buric, a assuré que ces tweets « reflétaient les déclarations faites de manière individuelle par des participants dans l’un des ateliers du projet et ne représentent pas la position du Conseil de l’Europe ».

Lire aussi. Promotion du hijab : « Ces tweets n’ont rien à voir avec l’application du principe de laïcité en France », estime Jean-Yves Le Drian

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