Candidats à la tête du PS : qui soutient qui au Sénat ?
Selon notre décompte encore partiel, la plupart des sénateurs socialistes, qui ont décidé de rendre public leur soutien, se rangent en majorité derrière deux candidats pour le vote au prochain congrès.

Candidats à la tête du PS : qui soutient qui au Sénat ?

Selon notre décompte encore partiel, la plupart des sénateurs socialistes, qui ont décidé de rendre public leur soutien, se rangent en majorité derrière deux candidats pour le vote au prochain congrès.
Public Sénat

Par Guillaume Jacquot et Amélie Gohier

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5 min

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Le congrès du Parti socialiste approche. Le 15 mars, les adhérents du parti votent pour l'un des quatre textes d’orientation présentés par les députés Luc Carvounas, Olivier Faure, Stéphane Le Foll et le député européen Emmanuel Maurel. Deux semaines plus tard, les militants choisiront le futur premier secrétaire en départageant le deux motions arrivées en tête.

Public Sénat a cherché à savoir quels candidats recueillaient le plus de soutiens au sein du groupe socialiste de la Haute assemblée (qui compte 73 sénateurs rattachés au parti). Nous avons contacté plusieurs sénateurs, et nous avons recensé les prises de position dans les médias et sur les réseaux sociaux, mais aussi les signataires des différentes motions.

Au moins 21 sénateurs derrière Olivier Faure

Dans l’état actuel de notre décompte (non exhaustif), c’est le patron des députés socialistes, Olivier Faure, qui totalise de loin le plus grand nombre de ralliements à sa candidature. Au moins 21 sénateurs espèrent sa victoire, parmi lesquels le sénateur de Paris David Assouline, le président de la commission des Finances Vincent Éblé, le sénateur de Seine-Saint-Denis Gilbert Roger ou encore le sénateur de Saône-et-Loire Jérôme Durain. Le 13 mars, soit deux jours avant le vote des militants pour les différentes motions, Olivier Faure a reçu le soutien du sénateur Rachid Temal, le coordinateur national qui assure l’intérim à la tête du parti. « La priorité du PS c'est d'engager une refondation idéologique qui doit être la plus large possible, avec les militants comme les sympathisants. C'est aussi de se rassembler pour conduire ce chantier titanesque. Le seul qui peut mener ce travail, renforcer ce que nous sommes et être en capacité d'ouvrir, c'est Olivier Faure », a-t-il expliqué dans les colonnes du Figaro.

Au moins 13 sénateurs soutiennent Stéphane Le Foll

Vient ensuite Stéphane Le Foll, député de la Sarthe, ancien ministre de l’Agriculture. L’ex-porte-parole du gouvernement socialiste, qui a fait de sa « notoriété » un « atout » pour briguer la tête du parti, compte au moins 13 sénateurs sous sa bannière. Trois étaient d’ailleurs d’anciens collègues du gouvernement : Patrick Kanner, ancien ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et actuel président du groupe au Sénat, André Vallini (ex-secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement) et Jean-Marc Todeschini, ex-secrétaire d'État chargé des Anciens combattants.

5 soutiens recensés pour Luc Carvounas

Pour le député du Val-de-Marne, Luc Carvounas, sénateur avant d’entrer à l’Assemblée nationale en juin dernier, peut s’assurer au moins du soutien de cinq membres du groupe, dont quatre ont été élus pour la première fois en septembre 2017 : le sénateur des Hauts-de-Seine Xavier Iacovelli et la sénatrice du Val-de-Marne Sophie Taillé-Polian (les benjamins du groupe), la sénatrice de Paris Marie-Pierre de la Gontrie, et pour finir le sénateur de la Loire, Jean-Claude Tissot. Après le débat télévisé du 7 mars, il a également engrangé le soutien de la sénatrice Laurence Rossignol, selon un entretien de l'ancienne ministre au Figaro. « On a besoin de quelqu'un comme lui. C'est celui qui a été le plus audacieux. Il a, très tôt, fait preuve d'une vraie détermination », a-t-elle souligné.

4 sénateurs portent la candidature d’Emmanuel Maurel

L’eurodéputé Emmanuel Maurel, représentant de l’aile gauche du parti, a très vite reçu les encouragements de Marie-Noëlle Lienemann. Il dispose aussi du soutien de Patrice Joly, sénateur de la Nièvre, de Michelle Meunier, sénatrice de la Loire-Atlantique, mais aussi d'Angèle Préville, sénatrice du Lot.

Certains dévoileront plus tard leur choix, d’autres ne prennent pas position

Plusieurs sénateurs n’ont pas encore tranché, comme Henri Cabanel et Victoire Jasmin.

Interrogé à notre micro, le sénateur du Loiret, Jean-Pierre Sueur, ne tranche pas entre les deux candidats à qui va sa préférence, « deux proches » et deux « amis » : Stéphane Le Foll et Olivier Faure. « J’ai lu leurs textes, il n’y a franchement pas de différences », nous a-t-il expliqué.

D’autres enfin ont, tout simplement, décidé de ne soutenir aucun des quatre candidats. C’est le cas de la sénatrice des Bouches-du-Rhône Samia Ghali et du sénateur du Doubs Martial Bourquin. Martine Filleul, Yannick Vaugrenard, Françoise Cartron et Marie-Françoise Perol-Dumont sont aussi dans cette situation.

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