SIPA_01198138_000012

Candidature de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel : les députés RN s’abstiennent

Suite à l’audition de Richard Ferrand devant les députés de la commission des lois, le porte-parole du groupe RN, Bryan Masson a annoncé que les 16 députés RN de la commission des lois s’étaient abstenus.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Est-ce bon signe pour Richard Ferrand ? Proposé par Emmanuel Macron pour succéder à Laurent Fabius à la tête du Conseil constitutionnel, l’ancien député enchaîne les auditions devant les commissions des lois des deux assemblées. Après son audition devant les députés Bryan Masson a annoncé que les 16 députés RN de la commission des lois s’étaient abstenus.

« Le groupe Rassemblement national ne pouvait évidemment pas soutenir cette nomination. Cependant nous avons voté l’abstention, pour plusieurs raisons […] Nous lui avons demandé comment il envisageait sa présidence au Conseil constitutionnel. Il (Richard Ferrand) nous a rassurés », a déclaré le député Bryan Masson devant la presse.

Pour rappel, depuis la révision constitutionnelle de 2008, la nomination de Richard Ferrand est bloquée « lorsque l’addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions ».

En théorie, 74 voix sur les 122 membres des deux commissions des lois empêcheraient la nomination de Richard Ferrand. Mais on parle ici de suffrages exprimés, c’est-à-dire que chaque abstention abaisse la majorité des trois cinquièmes. Le sort de Richard Ferrand est donc dans la main des parlementaires LR.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Candidature de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel : les députés RN s’abstiennent
4min

Politique

Travail le 1er mai : « Nous allons trouver une solution négociée, sécurisante et pragmatique », promet Sébastien Lecornu face à la gronde des sénateurs

Lors des questions d’actualité au gouvernement, Sébastien Lecornu a justifié l’abandon temporaire de la loi élargissant le travail le 1er mai par des exceptions trop nombreuses, allant « bien au-delà » des boulangeries artisanales et des fleuristes. De quoi agacer les sénateurs de la droite et du centre, à l’origine du texte adopté en premier lecture en juillet 2025, jugeant que le gouvernement s’y est pris trop tard.

Le