Candidature d’Emmanuel Macron : « Depuis des mois, nous assumons d’être en campagne pour promouvoir le bilan » répond Stanislas Guerini
Quand Emmanuel Macron déclarera-t-il sa candidature ? Invité de notre matinale, le patron de LREM a nié tout mélange des genres entre le Macron Président et le Macron candidat. Stanislas Guerini y voit une obsession de commentateur et estime qu’il est important qu’Emmanuel Macron reste « pleinement Président. »

Candidature d’Emmanuel Macron : « Depuis des mois, nous assumons d’être en campagne pour promouvoir le bilan » répond Stanislas Guerini

Quand Emmanuel Macron déclarera-t-il sa candidature ? Invité de notre matinale, le patron de LREM a nié tout mélange des genres entre le Macron Président et le Macron candidat. Stanislas Guerini y voit une obsession de commentateur et estime qu’il est important qu’Emmanuel Macron reste « pleinement Président. »
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La candidature d’Emmanuel Macron fait aujourd’hui peu de doutes. La question qui reste, c’est la date, et éventuellement, les conséquences d’un mélange des genres entre un Président de la République et un candidat à sa propre succession. Pour Stanislas Guerini, circulez, il n’y a rien à voir : « J’entends les journalistes et les opposants qui parlent d’un président en campagne, j’entends moins des Français obsédés par cette question-là. » Le député LREM de Paris nie toute ambiguïté, puisqu’il y a « une forme d’évidence à ce que le Président puisse être candidat » et que sur le fond, « ce qui compte c’est le sens à donner à un prochain quinquennat. »

D’autant plus que cela permet au chef de l’Etat de ne pas perdre des plumes dans ce que le délégué général de LREM considère comme « une campagne parfois enlisée, qui regarde dans le rétro. » D’après lui, « le seul qui mène un exercice de projection du pays, c’est le Président de la République. » Bref, Emmanuel Macron sur le timing politique qu’il estimera le plus opportun : « Il est le maître des horloges depuis le début », résume le député de Paris.

« N’est-il pas en campagne depuis le début du quinquennat, pour convaincre, expliquer ? »

Cela ne devrait pas traîner encore des semaines, mais la majorité présidentielle menée par Stanislas Guerini tient à ce qu’Emmanuel Macron « reste pleinement Président » encore un peu, notamment avec la présidence du Conseil de l’Union européenne. Dans ce contexte, « on lui ferait le reproche inverse aujourd’hui s’il était candidat » explique le patron de La République en Marche, qui va même jusqu’à se demander si, au fond, être en campagne et Président de la République, ce n’est pas la même chose : « N’est-il pas en campagne depuis le début du quinquennat, pour convaincre, expliquer ? C’est comme ça qu’on fait de la politique. »

Effectivement, si Emmanuel Macron ne s’est pas encore déclaré, la majorité présidentielle assume d’être en campagne. « Depuis des mois nous assumons parfaitement d’être en campagne pour promouvoir le bilan, on a envie que le Président de la République soit candidat, ce n’est un problème que pour les commentateurs », affirme Stanislas Guerini. Enfin, toute la majorité présidentielle ? Après la création « d’Ensemble citoyens ! », Emmanuel Macron et LREM ont empêché la fusion d’Agir, le parti de Franck Riester, et d’Horizon, le nouveau parti d’Édouard Philippe. L’ex-Premier ministre reste très populaire selon notre baromètre politique Odoxa, Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale. Son poids politique dans une hypothétique future majorité présidentielle semble inquiéter à l’Elysée. « Je ne sais pas sur quel ton ou dans quelle langue Édouard Philippe devra dire qu’il soutient le Président pour être entendu », se défend Stanislas Guerini.

» Lire aussi : Sondage : 65 % des Français pensent qu’Édouard Philippe ferait un meilleur Président qu’Emmanuel Macron

Partager cet article

Dans la même thématique

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le

LIEVIN : fete champetre du RN – RN party event « La fete champetre » in Lievin
2min

Politique

Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet, mais éligible en 2027, elle pourrait être candidate à la présidentielle

Coup de théâtre dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la Cour d’appel n’a pas suivi les réquisitions du parquet et a réduit la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen de 5 ans à 45 mois dont 30 mois avec sursis et à une peine de trois ans de prison ferme dont un an sous bracelet électronique. Elle pourrait donc être candidate à l’élection présidentielle.

Le

Paris : Session of questions to the government at the National Assembly
11min

Politique

Direct. Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet électronique, et à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 mois avec sursis

A l’issue du délibéré, dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, elle peut en théorie être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d'appel de Paris l'a aussi condamnée à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Or, Marine Le Pen a d’ores et déjà estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. La décision d’être candidate lui revient.

Le