Canicule: Corbière (LFI) reproche au gouvernement son « grand show » et son hypocrisie
Le député La France Insoumise (LFI) Alexis Corbière a reproché vendredi au gouvernement son "grand show" sur la canicule alors...

Canicule: Corbière (LFI) reproche au gouvernement son « grand show » et son hypocrisie

Le député La France Insoumise (LFI) Alexis Corbière a reproché vendredi au gouvernement son "grand show" sur la canicule alors...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député La France Insoumise (LFI) Alexis Corbière a reproché vendredi au gouvernement son "grand show" sur la canicule alors que sa politique "met en danger la planète", Gilles Le Gendre (LREM) estimant lui "qu'il n'y a pas l'ombre d'une polémique".

"Si la seule réponse du gouvernement, c'est que les ministres passent leur journée d'hier à distribuer des gourdes d'eau fraîche, c'est sympa, merci! (...) Mais c'est pas le grand show qu'on leur demande, c'est des actions qui limitent" le réchauffement climatique, a reproché le député de Seine-Saint-Denis sur RTL.

"Ils ont été choqués par le syndrome Mattei 2003", a-t-il ajouté, en faisant référence au ministre de la Santé de l'époque Jean-François Mattei "qui venait dire +il n'y a pas de problème alors qu'il y avait 20.000 morts+".

Les autorités avaient été vivement critiquées lors de la canicule de 2003 qui avait fait quelque 15.000 morts. Jeudi, de nombreux ministres étaient sur le pont pour afficher la mobilisation du gouvernement. Comme la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson qui a distribué des gourdes d'eau sur un marché du Tarn.

"Bande d'hypocrites, votre gourde d'eau fraîche est peu par rapport au traité de libre-échange et aux mesures économiques qui ne rompent pas avec ce système et vous mettez la planète en danger!", a accusé Alexis Corbière, en dénonçant une nouvelle fois la ratification du Ceta qui participe selon lui au "grand déménagement de la planète".

"Ce n'est pas que monsieur Macron, ce n'est pas que ce gouvernement, mais ils ne tranchent pas, ils ne mènent pas une rupture pour aller vers la transition écologique", a-t-il ajouté.

"Bravo au gouvernement!", a répliqué le patron des députés de La République en marche, Gilles Le Gendre, sur Franceinfo, pour qui "il n'y a pas l'ombre d'une polémique sur la façon dont le gouvernement gère la canicule", d'une manière "exemplaire".

42,6°C à Paris, chaleur historique également à Lille, Strasbourg et une cinquantaine d'autres villes, nuit la plus chaude jamais mesurée en France: au paroxysme de la canicule, la France a souffert jeudi sous des températures dépassant les 40°C.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le